Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : honnête, surtout si tu joues souvent en famille
Des canards bien marrants, mais très orientés "familial"
Qualité du matériel : correct, sans plus
Boîte compacte, mise en place express
En jeu : rapide, fluide, un peu de tactique mais surtout du fun
Règles simples, ambiance bingo-chaos
Points Forts
- Règles très simples, expliquées en quelques minutes, accessibles aux enfants et aux non-joueurs
- Parties rapides et en simultané, quasiment aucun temps mort même à 6–7 joueurs
- Ambiance fun et décontractée, bon jeu d’apéro ou de fin de soirée
Points Faibles
- Bonne part de hasard qui peut frustrer les joueurs qui aiment tout contrôler
- Matériel correct mais pas fou, cartes qui risquent d’user si on joue beaucoup sans protection
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Asmodee |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 19,4 x 3,3 x 10,1 cm; 280 grammes |
| Âge recommandé par le fabricant | 7 ans et plus |
| Langue : | Français |
| Référence fabricant | CTGDC01FR |
| Nombre de joueurs | 2-7 |
| Produit à monter soi-même | Non |
| Batterie(s) / Pile(s) requise(s) | Non |
Un petit jeu de canards qui tourne bien à l'apéro
J'ai sorti Duck & Cover une bonne dizaine de fois, surtout en fin de journée avec les enfants et en apéro avec des potes. Globalement, le jeu se présente comme un mélange entre bingo et solitaire avec des canards de bain numérotés. Sur le papier ça a l'air un peu bizarre, mais en pratique ça tourne plutôt bien et ça va vite. On n’est pas sur un gros jeu de stratégie, c’est clairement du jeu léger pour rigoler, mais il y a quand même un minimum de choix à faire, donc tu ne joues pas complètement en pilote automatique.
Le principe est simple : chacun a une grille de cartes canards devant lui, une carte numéro est tirée, et tout le monde déplace en même temps son canard avec ce numéro. Soit tu le poses sur un canard voisin pour le recouvrir, soit tu le déplaces à côté d’un autre canard dans ta grille. Le but c’est de finir avec le moins de points possible, donc tu essaies de recouvrir les grosses valeurs. Ça se joue en simultané, donc personne ne poireaute pendant que les autres réfléchissent, et ça, autour de la table, tout le monde a apprécié.
Ambiance : ça finit assez vite en coin-coin général, parce que dès que tu n’as plus le numéro annoncé tu dois dire « Coin ! ». Quand tout le monde est en train de crier coin, ça fait marrer, surtout avec les enfants. Par contre, si tu cherches un jeu sérieux et silencieux, passe ton chemin, là on est clairement sur un truc bruyant et un peu chaotique. C’est plus un jeu pour détendre l’ambiance qu’un jeu pour se prendre la tête sur de la grosse tactique.
En résumé pour cette intro : Duck & Cover fait le job pour des parties rapides de 15–20 minutes, il se sort facilement, les règles s’expliquent en deux minutes, et ça marche bien de 2 à plusieurs joueurs. Ce n’est pas le jeu qui va révolutionner ta ludothèque, mais si tu cherches une alternative à Skyjo ou à un Uno que tu as déjà rincé, ça tient la route. Je vais détailler point par point ce que j’ai aimé et ce qui m’a un peu moins convaincu.
Rapport qualité-prix : honnête, surtout si tu joues souvent en famille
Côté prix, on est dans la fourchette classique des petits jeux de cartes de marque connue. Tu payes un peu la licence Asmodee et la distribution, mais ce n’est pas délirant. Pour ce que tu as dans la boîte (un paquet de cartes, un bloc de score, des règles), certains trouveront peut-être ça un poil cher si on compare à des jeux très minimalistes. Mais la vraie question, c’est : est-ce que tu vas le sortir souvent ? Dans mon cas, oui, parce qu’il tourne bien avec des publics très différents.
Comparé à un Skyjo, par exemple, on est sur un niveau de prix similaire, mais Duck & Cover a l’avantage d’être un peu plus rapide et de se jouer jusqu’à 7 sans que ça traîne. Si tu as déjà Skyjo et que tout le monde commence à s’en lasser, Duck & Cover est une bonne alternative qui garde ce côté chiffres et optimisation légère, tout en changeant la mécanique. Par contre, si tu cherches un jeu plus profond pour des soirées uniquement entre joueurs habitués, là tu risques de trouver ça un peu léger pour le tarif.
En termes de rejouabilité, chaque partie est différente parce que ta grille de départ change et l’ordre des cartes de pioche aussi. Mais ça reste le même type de sensations à chaque fois. C’est un jeu que tu ressortiras régulièrement en famille ou avec des amis non joueurs, mais pas forcément celui que tu vas enchaîner 5 fois de suite avec le même groupe de gros joueurs. Pour le prix, si tu le sors une ou deux fois par mois, le rapport utilisation / coût reste bon.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est correct. Ce n’est pas l’affaire du siècle, mais ce n’est pas abusé non plus. Si tu sais que tu joues souvent avec des enfants, des grands-parents ou des gens qui aiment les jeux simples, ça vaut le coup. Si ta table est surtout composée de joueurs qui aiment les gros jeux complexes, garde ton budget pour autre chose.
Des canards bien marrants, mais très orientés "familial"
Niveau design, on est clairement dans le registre mignon et un peu débile, dans le bon sens du terme. Chaque famille de canards a son thème : pirates, Halloween, sucrerie, fantasy, showbiz, etc. Les illustrations sont colorées, assez lisibles, et les canards ont des tronches rigolotes. Avec des enfants, ça marche très bien, ils passent du temps à choisir leur famille de canards avant même de jouer. Pour des adultes qui aiment les jeux plus sérieux, ça peut faire un peu trop enfantin, mais pour un jeu d’apéro, ça ne m’a pas gêné.
Les chiffres sur les cartes sont bien visibles, ce qui est important, parce que tout se joue en simultané. Même à distance raisonnable, tu repères vite tes numéros, donc tu ne perds pas de temps à plisser les yeux. Le code couleur et la mise en page sont simples : un fond, un canard, un numéro. Pas de surcharge, pas de texte inutile. Pour des grands-parents ou des gens qui ne jouent pas souvent, c’est plutôt pratique. On explique une fois, et visuellement tout est assez logique.
Le style graphique fait très jeu familial moderne, rien de fou, mais c’est propre. Ça ne donne pas l’impression d’un truc bas de gamme imprimé à la va-vite. On sent que le dessin a été pensé pour plaire un peu à tout le monde, avec des thèmes différents pour que chacun trouve son truc. Perso, j’ai trouvé certains thèmes un peu kitsch, mais les enfants ont adoré les canards sucreries et Halloween, donc l’objectif est rempli. Tant que les chiffres restent lisibles, le reste, c’est du bonus.
Petit détail : il n’y a pas de plateau ou de gros accessoires, tout passe par les cartes et le bloc de score. Visuellement, ça ne claque pas sur la table comme un gros jeu avec figurines, mais ce n’est pas le but. C’est un jeu de cartes, assumé comme tel. Pour le prix et le format, le design fait le job : clair, lisible, un peu fun, sans tomber dans le kitsch total. Si tu veux un jeu qui en jette visuellement, passe sur autre chose, mais pour un petit format, c’est franchement pas mal.
Qualité du matériel : correct, sans plus
Sur le matériel, on est sur du classique pour un petit jeu de cartes. Les cartes sont en carton standard, pas ultra épaisses mais pas non plus toutes molles. Après une dizaine de parties, elles ne sont pas abîmées, pas de coin plié ou de carte marquée chez moi. On sent quand même que si tu joues très souvent, ou avec des enfants un peu brutaux, des protège-cartes ne seraient pas une mauvaise idée. Ce n’est pas du carton premium, c’est du correct qui fait le job pour un jeu familial.
Le bloc de score est basique mais pratique. Les feuilles sont claires, tu notes simplement les points de chaque joueur à la fin de la manche. Rien à redire, mais ce n’est pas non plus un accessoire ouf. Si tu finis le bloc, un simple carnet ou une appli note suffira. Les règles sont imprimées sur un petit livret, plutôt bien foutu, avec des exemples. Ça se lit vite, et on n’a pas passé 20 minutes à se demander si on avait bien compris telle ou telle situation. Pour un jeu de ce type, c’est suffisant.
La boîte est compacte, en carton assez rigide. Elle tient bien dans un sac à dos ou un tote bag sans s’écraser. L’intérieur n’a pas de thermoformage de dingue, c’est juste un espace pour les cartes et le bloc, mais vu la quantité de matériel, ce n’est pas choquant. Au moins, ça ne prend pas une place folle dans l’armoire à jeux. C’est aussi un format qui se transporte facilement en vacances ou chez des amis.
Si je compare à d’autres jeux de cartes du même genre (Skyjo, Uno, etc.), on est dans la même gamme de qualité. Tu n’achètes pas Duck & Cover pour son matériel de luxe, mais pour le jeu lui-même. Tant que tu ne joues pas comme un bourrin, ça devrait durer un bon moment. Pour le prix, je trouve que c’est cohérent : pas de mauvaise surprise, mais rien de particulièrement impressionnant non plus.
Boîte compacte, mise en place express
Le packaging est simple mais efficace. La boîte est de taille moyenne pour un jeu de cartes, pas aussi petite qu’un Uno, mais largement transportable. Elle tient sans problème dans un sac avec deux-trois autres jeux. Visuellement, la couverture montre bien l’ambiance : des canards de bain partout, des couleurs vives, on comprend tout de suite que c’est un jeu familial et pas un gros jeu de stratégie. Perso, je préfère ça à des boîtes énormes à moitié vides.
À l’intérieur, pas de fioritures : les cartes, le bloc de score, la règle. Pas de sachets en plastique superflus, juste ce qu’il faut. On range tout en vrac dans la boîte, et ça ne pose pas de problème, les cartes ne se baladent pas trop. La mise en place est ultra rapide : tu donnes une famille de canards à chaque joueur, chacun mélange ses 12 cartes et les pose en grille, tu sors la pioche de numéros, et c’est parti. En 2–3 minutes, la table est prête, ce qui est appréciable quand tu joues avec des gens qui n’aiment pas attendre le setup.
La règle est bien rangée, pas un gros livret qui se déplie dans tous les sens. Tu peux même la laisser dans la boîte et expliquer de tête après une première lecture, car elle est courte. Pour un cadeau, la boîte donne une impression correcte : ça ne fait pas jouet cheap, mais ce n’est pas non plus le truc qui en jette. Ça reste dans la lignée des autres petits jeux familiaux d’Asmodee.
En pratique, le format fait que tu peux facilement l’emmener en vacances, en week-end ou chez des amis. Pas besoin de table énorme, une petite table basse suffit largement, vu que chacun a son petit tableau de cartes devant soi. Pour moi, c’est un des points forts : c’est un jeu facile à transporter et à sortir, sans logistique compliquée. Ça donne envie de le garder sous la main plutôt que de le laisser prendre la poussière au fond du placard.
En jeu : rapide, fluide, un peu de tactique mais surtout du fun
En termes de ressenti en jeu, Duck & Cover est clairement taillé pour les parties rapides. Une manche prend environ 15–20 minutes à 4–5 joueurs, parfois moins si tout le monde joue vite. Le fait que tout se joue en simultané change vraiment par rapport à pas mal de petits jeux où tu attends ton tour. Là, tu es sollicité à chaque tirage de carte, donc tu restes concentré. Personne ne regarde son téléphone en attendant, et ça, pour un jeu familial, c’est un bon point.
Niveau tactique, il ne faut pas s’attendre à un truc ultra profond. Tu as quand même des choix : quel canard tu recouvres, comment tu t’organises pour te préparer à d’autres numéros, et à quel moment tu prends le risque de garder un gros chiffre en espérant le recouvrir plus tard. Mais il y a une bonne part de hasard, tu dépends de l’ordre de sortie des cartes. Parfois tu joues bien et tu te fais quand même plomber par une série de numéros qui ne t’arrangent pas. Perso, ça ne m’a pas gêné, parce que le jeu se veut léger. Mais si tu détestes les jeux où le hasard a un vrai impact, tu risques de tiquer un peu.
Ce qui marche bien, c’est l’équilibre entre hasard et petites décisions rapides. Tu ne calcules pas trois tours à l’avance, mais tu peux quand même optimiser un minimum. Avec des enfants de 8–9 ans, ils comprennent vite le principe et commencent à réfléchir à quoi recouvrir en premier. Avec des adultes, ça chambre un peu, surtout quand quelqu’un fait un mauvais choix et se retrouve avec plein de gros chiffres visibles. On a eu pas mal de parties où le score final se jouait à peu de choses, ce qui donne envie d’en refaire une.
Le rythme reste bon même à 6–7 joueurs, ce qui est rare pour un petit jeu. Par contre, plus on est nombreux, plus c’est bruyant, entre les annonces de numéro et les « Coin ! » partout. Perso j’aime bien, ça met de l’ambiance, mais si tu cherches un truc calme, ce n’est pas l’idéal. Globalement, en performance pure, je dirais que le jeu est bien pensé pour ce qu’il veut faire : un petit jeu nerveux, accessible, qui tourne bien avec différents publics.
Règles simples, ambiance bingo-chaos
Concrètement, le jeu est très simple à prendre en main. Tu choisis une famille de canards (pirates, Halloween, sucreries, etc.), tu mélanges tes 12 cartes canards et tu les poses en grille 3x4 devant toi. Au milieu, il y a une pioche de cartes numérotées. On retourne une carte, on annonce le numéro, et chacun regarde dans sa grille si ce numéro est visible. Si oui, tu dois déplacer ce canard : soit tu le mets par-dessus un canard adjacent pour le recouvrir, soit tu le déplaces sur un autre emplacement vide à côté d’un autre canard. Si la carte a déjà été recouverte chez toi, tu dis « Coin ! ». Si tout le monde dit coin, la carte est défaussée et on passe à la suivante.
Le cœur du jeu, c’est de gérer tes recouvrements pour cacher les gros chiffres et garder visibles les petites valeurs. Tu ne sais pas exactement quand la partie s’arrête, donc tu ne peux pas juste attendre la fin pour optimiser. Il y a un côté un peu opportuniste : parfois tu recouvres un 10 avec un 5 parce que tu te dis que ce 5 ressortira peut-être plus tard, parfois tu te plantes et tu te retrouves avec une grille pleine de gros scores. Ça reste léger, mais il y a un minimum de réflexion, c’est pas juste piocher et subir.
À 2 joueurs, ça tourne bien mais ça fait un peu moins « ambiance ». On est plus dans la petite partie tranquille. À 4–6 joueurs, par contre, ça devient bien plus vivant, tout le monde parle en même temps, ça chambre un peu quand quelqu’un se retrouve avec une grille horrible. Le rythme est bon, aucun temps mort, et c’est vraiment un point fort : même les gens qui décrochent vite sur d’autres jeux restent dans le coup ici, parce qu’ils jouent à chaque tirage.
Par rapport à un Skyjo, c’est plus court et un peu plus dynamique parce que tout se fait en simultané. Skyjo reste plus lisible pour les gens qui aiment compter et calculer, Duck & Cover est plus dans la micro-décision rapide et l’ambiance. J’ai trouvé que le jeu remplissait bien son rôle de « petit jeu de fin de soirée » : simple à expliquer à quelqu’un qui vient d’arriver, pas de mise en place lourde, et pas besoin d’être ultra concentré pour s’en sortir.
Points Forts
- Règles très simples, expliquées en quelques minutes, accessibles aux enfants et aux non-joueurs
- Parties rapides et en simultané, quasiment aucun temps mort même à 6–7 joueurs
- Ambiance fun et décontractée, bon jeu d’apéro ou de fin de soirée
Points Faibles
- Bonne part de hasard qui peut frustrer les joueurs qui aiment tout contrôler
- Matériel correct mais pas fou, cartes qui risquent d’user si on joue beaucoup sans protection
Conclusion
Note de la rédaction
Duck & Cover, c’est le genre de petit jeu qui ne paie pas de mine mais qui fait bien le boulot pour des parties rapides et détendues. Les règles sont claires, la mise en place est ultra simple, et le fait de jouer en simultané garde tout le monde impliqué du début à la fin. L’ambiance est plutôt fun, avec ce côté « coin-coin » un peu débile qui fait marrer les enfants et détend les adultes. On est sur un mélange de hasard et de petites décisions tactiques : tu peux réfléchir un minimum, mais ça reste léger, donc personne ne décroche.
Ce n’est pas un jeu parfait : le matériel est correct sans plus, le hasard peut parfois te plomber une partie même si tu joues correctement, et les illustrations très enfantines ne parleront pas forcément à tout le monde. Mais pour ce qu’il propose – un jeu familial, rapide, accessible dès 8 ans, jouable jusqu’à 7 joueurs – il s’en sort bien. Si tu cherches une alternative à Skyjo ou à Uno pour animer des soirées familiales ou des apéros entre amis pas trop joueurs, ça vaut clairement le détour. Si tu es plutôt du genre à aimer les gros jeux stratégiques bien costauds, tu risques par contre de trouver ça un peu trop simple et bruyant.