Résumé
Note de la rédaction
Prix costaud, mais intéressant si tu sais que tu vas t’en servir
Flacons, bouchons et lisibilité : ça compte plus qu’on croit
Une grosse boîte bien remplie, mais perfectible
Tenue de la peinture et solidité sur le long terme
Sur la figurine : couverture, rendu et vrais gains de temps
Un contenu massif, mais pas juste pour faire joli
Nouvelle formule, temps de séchage et histoire des réactivations
Points Forts
- 90 couleurs de 18 ml, dont 10 métalliques, de quoi couvrir quasiment tous les besoins
- Nouvelle formule plus stable, beaucoup moins de problèmes de réactivation qu’en 1.0
- Vrai gain de temps pour du tabletop : une couche donne base + ombres correctes
Points Faibles
- Prix global élevé, surtout si tu n’utilises pas toutes les couleurs
- Packaging sans vrai système de rangement pratique pour 90 flacons
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | The Army Painter |
Un gros set pour ceux qui veulent arrêter de peindre en noir et gris
J'ai pris le Speedpaint 2.0 Complete Set de The Army Painter parce que j'en avais marre de voir mes figurines Warhammer sous-couchées et jamais finies. Je peins depuis quelques années en mode loisir, pas en mode concours, donc l'idée d'une peinture "une seule couche" qui fait base + ombre en même temps, ça me parlait bien. J'avais déjà testé quelques Contrast de Citadel et deux-trois anciennes Speedpaint 1.0, donc je partais avec un peu de recul, pas en mode totale découverte.
Concrètement, ce set c'est le gros pack : 90 pots de 18 ml, dont 10 métalliques, plus 4 pinceaux et une petite palette plastique. Le but, c'est clairement de te filer tout ce qu'il faut pour couvrir à peu près toutes les couleurs d'une armée standard, sans devoir racheter des trucs tout de suite. C’est le genre d’achat un peu douloureux sur le coup, mais que tu fais pour être tranquille un bon moment.
Je l’ai utilisé pendant quelques semaines sur de l’AoS, du 40K et quelques figs de jeu de plateau. Je me suis forcé à peindre uniquement avec ça pour voir jusqu’où on peut aller sans ressortir mes acryliques classiques. J’ai fait du speed painting de troupes, mais aussi quelques persos un peu plus travaillés, histoire de voir si ça tient la route dès qu’on sort du tabletop basique.
Au final, le ressenti est plutôt positif, mais pas parfait. Ça fait clairement gagner du temps, surtout sur des grosses unités, et la nouvelle formule est mieux que la 1.0 sur certains points. Par contre, ce n’est pas magique non plus : il faut un peu de pratique pour éviter les taches, et tout n’est pas au niveau des Contrast de GW. Je vais détailler point par point, mais si tu t’attends à un truc qui peint tout seul, ce n’est pas ça ; par contre pour accélérer ta pile de la honte, ça fait le job.
Prix costaud, mais intéressant si tu sais que tu vas t’en servir
Niveau rapport qualité-prix, il faut être honnête : ce set complet pique un peu quand tu passes à la caisse. Par contre, si tu ramènes ça au prix par bouteille de 18 ml, c’est plutôt correct, surtout comparé aux Contrast de Games Workshop. Là, tu as 90 couleurs d’un coup, avec des métalliques et quelques accessoires. Si tu comptes vraiment t’en servir sur le long terme, ça reste un investissement qui se tient.
La vraie question, c’est : est-ce que toi tu as besoin de 90 couleurs ? Si tu débutes et que tu n’es pas sûr de continuer le hobby, clairement, c’est trop. Un plus petit set Speedpaint ou quelques pots à l’unité suffiront largement. Par contre, si tu as plusieurs armées, que tu peins régulièrement et que tu veux une gamme complète pour ne plus te prendre la tête, là ça commence à devenir intéressant. Tu ne passes plus ton temps à commander la couleur qui manque.
Comparé à du Citadel Contrast, tu perds un peu en précision sur certaines teintes, mais tu gagnes en volume et en variété pour le même budget global. Comparé à d’autres marques type Vallejo Xpress Color, c’est dans la même zone de prix, avec l’avantage ici des métalliques en une couche, qui sont quand même bien pratiques. Donc pour moi, c’est un bon rapport quantité/praticité/prix, à condition de vraiment l’exploiter.
Si tu es du genre à n’utiliser que 10-15 couleurs en boucle, ce pack complet est un peu overkill. Mais si tu veux une base de peinture quasi définitive pour tout ton hobby, sans te prendre la tête pendant des années, le coût commence à se justifier. Ce n’est pas donné, mais vu le temps gagné et la quantité de figs que tu peux sortir avec, je trouve que ça reste raisonnable pour un hobby déjà cher de base.
Flacons, bouchons et lisibilité : ça compte plus qu’on croit
Niveau design, The Army Painter reste dans sa ligne habituelle : flacons compte-gouttes avec étiquette colorée et nom de la peinture bien lisible. Pour moi, c’est déjà un gros point positif par rapport aux pots Citadel. Tu peux doser plus facilement, mettre une goutte sur une palette humide, mélanger deux teintes sans gaspiller la moitié du pot. Quand tu peins beaucoup, ça fait une vraie différence sur la durée.
Les étiquettes sont assez claires : on voit la couleur approximative, le nom, et c’est facile de s’y retrouver dans le rack. Par contre, comme souvent, la couleur imprimée ne correspond pas toujours à 100 % au rendu sur la figurine. Rien de dramatique, mais il faut parfois tester sur une chute ou sur une figurine de test pour voir ce que ça donne vraiment. J’aurais aimé un petit nuancier papier dans la boîte avec des exemples sur sous-couche blanche et zénithale, ça aurait été vraiment pratique.
Les bouchons ferment bien, pas de fuite chez moi, même après avoir bien secoué comme un sauvage. Le plastique du flacon est assez souple, tu peux contrôler la pression et éviter d’en mettre trois litres d’un coup. Il faut quand même bien agiter, surtout les métalliques, sinon tu te retrouves avec un truc un peu transparent qui couvre mal. Un truc que j’ai remarqué : certains pigments se déposent vite au fond, donc vraiment, secouer longtemps, pas juste trois secondes.
Visuellement, sur l’établi, ça fait un gros bloc de bouteilles, donc prévois un peu de place. Là où c’est un peu dommage, c’est qu’il n’y a pas de rangement dédié fourni avec le set (genre rack carton ou autre). Tu as juste la grosse boîte. Pour un pack à ce prix, un support ou au moins des séparations internes un peu mieux foutues auraient été un plus. Là, tu dois soit garder la boîte en mode vrac, soit investir dans un rangement à côté.
Une grosse boîte bien remplie, mais perfectible
Le packaging en lui-même est assez simple : une grosse boîte avec tous les flacons rangés dedans, plus les pinceaux et la palette. À la réception, tout était bien calé, aucun flacon ouvert ou qui a fui, donc déjà, ça rassure. Les bouteilles sont maintenues dans un genre de plateau interne, ce qui évite que ça se balade trop pendant le transport. Pour un set de cette taille, c’est important, parce que si un pot pète dans la boîte, c’est vite le carnage.
Là où je trouve ça un peu dommage, c’est qu’une fois que tu as tout sorti, la boîte ne sert pas vraiment de rangement pratique. Tu peux la garder, mais ce n’est pas pensé comme un rack ou un truc facile à utiliser au quotidien. Tu te retrouves vite à avoir 90 flacons posés en vrac sur le bureau ou à devoir investir dans un rangement en bois ou en impression 3D. Pour un pack “complete set”, un système de rangement un minimum pensé aurait été un vrai plus.
Les pinceaux sont juste glissés dans la boîte avec un petit blister. Ils sont arrivés en bon état, pas de poils tordus, mais ça reste du pinceau de set, rien de fou. La palette en plastique est basique, mais honnêtement, pour de la peinture de ce type qui s’utilise souvent pure, ça suffit. Tu ne t’en serviras pas autant qu’avec des acryliques classiques, sauf si tu aimes faire des mélanges ou ajuster la dilution.
Visuellement, la boîte est assez parlante : tu vois bien que c’est un gros kit avec beaucoup de couleurs, les infos principales sont là. Pour un achat en ligne, ça ne change pas grand-chose, mais si tu l’achetais en magasin, tu comprends direct ce que tu as dedans. En résumé, le packaging protège bien le produit, mais n’apporte pas grand-chose en termes de confort d’utilisation à long terme. Ça fait le job pour le transport, mais pour le rangement, tu devras trouver ta propre solution.
Tenue de la peinture et solidité sur le long terme
Sur la durabilité, je me suis concentré sur deux choses : comment la peinture tient sur la figurine sans vernis, et comment elle réagit une fois vernie et manipulée en jeu. J’ai quelques figs peintes il y a plusieurs semaines uniquement en Speedpaint 2.0, sans vernis au début, que j’ai ensuite mises dans des boîtes, manipulées en partie, etc. Globalement, la tenue est correcte : ça ne s’écaille pas au moindre choc, surtout si ta sous-couche est bien faite.
Par contre, comme avec toutes les peintures type lavis/contrast, la couche est assez fine et un peu plus fragile qu’une peinture acrylique classique en plusieurs passes bien opaques. Sur des arêtes très exposées (armes, casques), j’ai vu quelques micro-usures après plusieurs manipulations sans vernis. Rien de dramatique, mais si tu joues souvent et que tu trimballes tes figs, je conseille clairement de vernir (mat ou satiné, selon ton goût). Avec vernis, je n’ai pas eu de problème particulier : pas de craquelure, pas de changement de couleur étrange.
La marque parle d’une résine plus résistante, et ça se sent un peu par rapport à la 1.0. La peinture accroche mieux, se barre moins si tu reviens travailler dessus. J’ai aussi testé des lavis supplémentaires et des éclaircissements après séchage complet : ça tient, ça ne se dilue pas sous le pinceau comme avant. Tant que tu respectes le temps de séchage, c’est plutôt fiable.
Pour le vieillissement dans les flacons, difficile de juger sur le très long terme, mais après plusieurs semaines, RAS : pas de séparation monstrueuse, juste le classique dépôt au fond qu’on règle en secouant bien. Les bouchons n’ont pas séché ou collé. On verra dans un an, mais pour l’instant, ça a l’air stable. En gros, ce n’est pas indestructible, mais pour de la peinture de jeu, ça tient suffisamment bien, surtout si tu prends l’habitude de vernir tes figs finies.
Sur la figurine : couverture, rendu et vrais gains de temps
Côté performance pure, c’est là que ça devient intéressant. Sur une sous-couche claire ou zénithale (blanc + gris), les Speedpaint 2.0 font vraiment le job : en une seule couche, tu as une base colorée plus un ombrage dans les creux. Pour du tabletop, c’est largement suffisant. Sur mes troupes de Space Marines et des squelettes, en 1 à 2 soirées, j’ai fait ce que je mettais habituellement 3 ou 4 soirées à finir avec des couches classiques, lavis, éclaircissements rapides, etc.
La fluidité est bien dosée : c’est assez liquide pour couler dans les creux, mais ça ne file pas partout si tu ne charges pas ton pinceau comme un bourrin. Sur les surfaces lisses, type armures ou panneaux, il faut faire un peu plus attention pour éviter les auréoles et les traces de reprise. Clairement, il faut travailler couleur par couleur, zone par zone, et éviter de repasser dix fois au même endroit tant que ce n’est pas sec. Une fois que tu as pris le coup, ça va beaucoup mieux.
Comparé aux Contrast de Games Workshop, je dirais que certaines Speedpaint 2.0 sont un peu plus faciles à gérer, d’autres un peu en dessous. Les tons chair et certains marrons m’ont vraiment plu, le rendu est propre sans trop d’effort. Par contre, quelques couleurs très saturées (certains rouges et bleus) peuvent être un peu plus difficiles à lisser sans trace si tu n’es pas concentré. Les métalliques sont une bonne surprise : tu poses, ça brille, et tu as déjà une ombre. Pour des armes, armures ou détails rapides, c’est franchement pratique.
En termes de gain de temps, là, il n’y a pas débat : pour peindre des armées, ça accélère vraiment. Tu peux ensuite revenir avec des éclaircissements classiques si tu veux pousser un peu plus le niveau. Ce n’est pas la solution miracle pour tout, mais pour produire du tabletop propre en série, ça fait clairement partie des options efficaces du marché. Faut juste accepter que le rendu soit parfois un peu moins “propre” qu’un schéma travaillé en plusieurs couches, surtout si tu ne fais aucun rattrapage derrière.
Un contenu massif, mais pas juste pour faire joli
Sur le papier, le set est bien rempli : 90 bouteilles de 18 ml, dont 10 métalliques, plus 4 pinceaux et une palette. Les flacons sont au format compte-gouttes classique Army Painter, donc si tu connais déjà la marque, tu ne seras pas perdu. 18 ml par couleur, c’est honnête, surtout comparé aux 18 ml des Contrast de GW qui coûtent souvent plus cher à l’unité. Là, tu sens que tu peux peindre pas mal d’armées avant de vider un pot.
Au niveau des couleurs, tu as vraiment de tout : des peaux, des verts pour l’orc/tyranide, des rouges bien saturés, des bleus, des marrons, des gris, des jaunes, des violets, plus quelques teintes un peu plus spéciales. Ce que j’ai bien aimé, c’est que tu as plusieurs nuances pour une même famille de couleur, donc tu peux faire des armées différentes sans avoir l’impression de tout peindre avec le même rouge ou le même marron. Les 10 métalliques sont un vrai plus : or, argent, cuivre, etc., tous en version Speedpaint, donc ombre et lumière en une couche.
Les pinceaux fournis, clairement, ce ne sont pas des pinceaux de luxe, mais pour du tabletop et pour commencer, ça va. J’ai surtout utilisé le pinceau un peu plus large pour les aplats rapides, et il fait le taf. Par contre, pour les détails fins, j’ai vite repris mes pinceaux perso. La palette plastique est basique, mais pratique si tu veux diluer un peu ou mélanger des teintes. Rien d’extra, mais mieux que rien.
En résumé, en termes de contenu pur, c’est généreux. Tu sens que c’est pensé pour quelqu’un qui veut une solution complète et ne plus se prendre la tête avec “il me manque telle couleur”. Après, il faut être honnête : tout le monde n’a pas besoin de 90 couleurs. Si tu peins une armée ou deux en mode casual, un set plus petit peut suffire. Là, on est sur un achat plutôt pour ceux qui savent qu’ils vont peindre régulièrement ou qui veulent une grosse base de couleurs pour tout leur hobby.
Nouvelle formule, temps de séchage et histoire des réactivations
Un gros sujet avec la première génération de Speedpaint, c’était la réactivation : dès que tu remettais une couche par-dessus ou un lavis, la peinture en dessous se remettait à bouger. Sur la 2.0, c’est clairement mieux. J’ai testé en repassant des éclaircissements à l’acrylique classique et en faisant des retouches : ça tient beaucoup plus en place. Si tu dilues beaucoup ou que tu insistes au même endroit, tu peux encore avoir un léger effet, mais ce n’est plus le carnage d’avant. Pour moi, ça change tout si tu veux faire un peu plus que du pur one-coat.
Le temps de séchage est assez long en surface : tu peux encore un peu pousser la peinture et corriger des erreurs pendant quelques minutes, ce qui est pratique pour mélanger deux teintes sur la figurine ou lisser une zone. Par contre, ça veut aussi dire qu’il faut faire attention à ne pas mettre les doigts partout ou toucher la fig trop tôt, sinon tu marques la peinture. Le durcissement complet est annoncé à 24 h, et dans les faits, ça colle bien : le lendemain, tu peux vernir ou retravailler sans souci.
Niveau couverture, c’est variable selon les teintes. Les couleurs foncées et moyennes couvrent vraiment bien en une passe. Les couleurs très claires (jaunes, certains beiges) demandent parfois un peu plus de soin, voire une seconde couche fine si tu veux un rendu bien net. Mais globalement, pour du one-coat, c’est satisfaisant. Sur des surfaces texturées (fourrures, chaînes, capes avec plis), le rendu est vraiment sympa pour le temps passé.
Pour résumer, en termes d’efficacité, on est sur un produit qui fait gagner du temps, surtout si tu enchaînes les figurines. Ce n’est pas plug-and-play à 100 % : il faut apprendre un peu comment chaque couleur réagit, bien secouer, gérer la quantité sur le pinceau. Mais une fois que tu as pris le coup, tu peux sortir des unités jouables rapidement sans avoir l’impression d’avoir bâclé. Et pour moi, c’est exactement ce que je cherchais avec ce genre de produit.
Points Forts
- 90 couleurs de 18 ml, dont 10 métalliques, de quoi couvrir quasiment tous les besoins
- Nouvelle formule plus stable, beaucoup moins de problèmes de réactivation qu’en 1.0
- Vrai gain de temps pour du tabletop : une couche donne base + ombres correctes
Points Faibles
- Prix global élevé, surtout si tu n’utilises pas toutes les couleurs
- Packaging sans vrai système de rangement pratique pour 90 flacons
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce Speedpaint 2.0 Complete Set de The Army Painter, c’est un gros kit pensé pour ceux qui veulent peindre vite et beaucoup, sans passer leur vie à multiplier les couches. La nouvelle formule est clairement un progrès par rapport à la 1.0 : moins de réactivation, meilleure tenue, et toujours ce côté “une couche et c’est jouable” qui fait gagner pas mal de temps. Les 90 couleurs, dont 10 métalliques, couvrent vraiment tous les besoins classiques d’un peintre de figurines, du tabletop rapide au niveau un peu plus poussé si tu ajoutes quelques éclaircissements derrière.
Par contre, ce n’est pas un produit magique. Il faut un peu de pratique pour éviter les traces, certaines couleurs demandent plus d’attention, et le rendu ne sera pas au niveau d’un schéma travaillé en plusieurs couches si tu ne fais que du pur one-coat. Le prix du set complet est costaud, donc je le recommande plutôt à ceux qui savent qu’ils vont peindre régulièrement, avec plusieurs projets/armées, et qui veulent une gamme quasi complète sous la main. Si tu débutes ou que tu ne peins qu’occasionnellement, un set plus petit ou quelques pots à l’unité seront plus adaptés.
En résumé : bon outil pour réduire la pile de la honte et sortir des armées jouables rapidement, avec un rapport quantité/prix intéressant si tu exploites vraiment les 90 couleurs. Ceux qui cherchent la qualité studio ou qui n’ont pas besoin de tant de teintes peuvent trouver plus adapté (et moins cher) ailleurs, mais pour le peintre de wargame moyen qui veut gagner du temps sans tout sacrifier au rendu, c’est franchement une option solide.