Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas la bonne solution pour tout le monde
Design des flacons et station de peinture : pratique mais perfectible
Qualité de la peinture : pigment, consistance et comportement
Packaging et rangement : ce que vaut vraiment la station fournie
Tenue sur la figurine et résistance dans le temps
Performance en peinture : couvrance, lavis et effets spéciaux
Présentation du set : ce qu’on a vraiment dans la boîte
Points Forts
- Gros volume de peinture (50 x 18 ml) avec une sélection de couleurs globalement bien pensée
- Peintures faciles à utiliser : bonne couvrance, consistance stable, lavis efficaces
- Station de peinture et pinceau fournis, pratiques pour démarrer ou s’organiser un minimum
Points Faibles
- Station de peinture en carton un peu fragile et pas faite pour durer des années
- Certaines couleurs claires et teintes spécifiques demandent plusieurs couches ou des compléments d’autres gammes
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | The Army Painter |
Un gros coffret pour (re)partir de zéro sur la peinture de figs
J’ai pris le Warpaints Fanatic Mega Set parce que je voulais refaire un peu mon stock de peintures pour Warhammer et D&D sans me prendre la tête à choisir couleur par couleur. Avant ça, j’étais surtout sur du Citadel et quelques Vallejo. Là, l’idée c’était : un gros set, 50 pots, une station de peinture, un pinceau, et je repars avec une gamme assez large pour tout peindre à la maison. Je l’ai utilisé sur une petite armée de Space Marines, quelques squelettes D&D et un perso RPG sur environ trois semaines.
Concrètement, ce set s’adresse à quelqu’un qui veut un gros bloc de peintures d’un coup, sans se poser mille questions. Tu as des couleurs de base, des teintes de peau, du métallique, des lavis et quelques effets (rouille, sang, etc.). Ce n’est pas la gamme complète Fanatic, mais pour un usage normal, tu as largement de quoi faire. Je ne suis pas un peintre de concours, juste un joueur qui aime que ses figs aient un rendu propre sur la table.
Au quotidien, j’ai surtout regardé trois trucs : la facilité d’utilisation (direct du flacon ou pas, dilution, temps de séchage), la couverture (est-ce que je dois passer trois couches pour que ça prenne) et le rapport qualité-prix par rapport à ce que j’utilise d’habitude. Sur ces points-là, le set s’en sort plutôt bien, même si tout n’est pas parfait.
Je vais détailler un peu chaque aspect, mais globalement, on est sur un kit qui fait bien le job pour quelqu’un qui veut s’équiper sérieusement d’un coup. Il y a quelques choix de couleurs discutables et deux-trois trucs qui m’ont un peu agacé, mais je ne regrette pas l’achat. Je ne dirais pas que ça va remplacer toutes mes autres marques, par contre ça a clairement pris une grosse place sur mon bureau.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas la bonne solution pour tout le monde
Niveau tarif, on est clairement sur un investissement, mais ramené au flacon, ce n’est pas délirant. Tu as 50 x 18 ml, donc un gros volume total de peinture, plus la station et le pinceau. Si tu compares au prix d’un pot à l’unité chez d’autres marques (Citadel, Vallejo, etc.), tu t’en sors souvent mieux à la bouteille avec ce set, surtout si tu comptes vraiment utiliser la plupart des couleurs. Pour quelqu’un qui veut s’équiper sérieusement en une seule fois, le rapport quantité/prix est bon.
Par contre, si tu sais déjà que tu n’utiliseras que 15-20 couleurs régulièrement, là la question se pose. Tu vas te retrouver avec plein de flacons que tu ouvriras trois fois dans l’année, et du coup le gain financier est moins évident. Dans ce cas, acheter à l’unité ou prendre un set plus petit peut être plus logique. C’est un peu le piège des gros coffrets : sur le papier, c’est rentable, mais seulement si tu exploites vraiment ce qu’il y a dedans.
En termes de qualité pure, on est dans une bonne moyenne. Ce n’est pas la gamme la plus pointue du marché, mais pour du jeu et même du niveau un peu au-dessus, ça tient très bien la route. Quand je compare à mes Citadel, je trouve la couvrance un peu en dessous sur certaines teintes, mais la fluidité et le confort d’usage sont là. Et surtout, tu payes moins cher par ml. Donc oui, il y a mieux si tu cherches la perf maximale couleur par couleur, mais pour un usage global, ça reste un bon compromis.
Pour résumer : si tu débutes sérieusement, que tu veux un gros kit polyvalent et que tu n’as pas envie de te prendre la tête à choisir chaque couleur, ce set a un vrai intérêt. Si tu es déjà bien équipé, que tu as tes marques préférées et que tu sais exactement ce que tu veux, tu feras sans doute mieux de piocher quelques Fanatic à l’unité pour tester plutôt que de prendre le mega set complet.
Design des flacons et station de peinture : pratique mais perfectible
Niveau design, on reste dans du Army Painter classique, avec des flacons compte-gouttes en plastique souple. Ça, j’aime bien : c’est propre, tu doses facilement sur une palette humide, et tu ne te retrouves pas avec un bouchon plein de peinture séchée comme sur certains pots Citadel. Les étiquettes sont lisibles, le nom de la couleur est clair, et tu as une bande de couleur qui donne une idée du rendu. Ce n’est pas ultra précis, mais suffisamment pour ne pas confondre un rouge brique avec un rouge vif au premier coup d’œil.
Les flacons ont une bille de mélange intégrée (du moins sur la plupart des miens, on la sent bien quand on secoue), ce qui change vraiment la vie. Tu secoues 10-15 secondes, le pigment se mélange bien à la base, et tu n’as pas de grosses surprises de séparation. Sur mes anciens Warpaints, j’avais parfois de la flotte qui sortait avant le pigment. Là, ça m’est arrivé une ou deux fois sur des couleurs très claires, mais rien de dramatique.
La station de peinture, c’est un genre de support en carton épais à emboîter. Une fois montée, elle peut accueillir les 50 flacons, avec des rangées. Honnêtement, ça fait le job pour organiser le bureau si tu n’as rien d’autre. Ce n’est pas ultra solide : si tu la déplaces souvent ou que tu bourrines un peu, ça bouge. Mais pour rester sur un coin de table, c’est correct. Par contre, ne t’attends pas à un truc en bois ou en plastique rigide, ça reste du carton imprimé.
Ce qui m’a un peu gêné, c’est l’absence de code couleur vraiment systématique par famille (genre tous les verts regroupés, etc.). Tu peux le faire toi-même en les rangeant à ta façon, mais d’origine ce n’est pas super optimisé. Au final, le design global est pensé pour être fonctionnel, pas joli. Si tu veux un coin hobby "instagrammable", il faudra investir dans un vrai rack plus costaud. Mais pour démarrer ou si tu t’en fiches de l’esthétique du bureau, c’est suffisant.
Qualité de la peinture : pigment, consistance et comportement
Sur la matière en elle-même, on est sur une acrylique à base de résine, assez pigmentée. Par rapport aux anciens Warpaints, la première chose que j’ai remarquée, c’est la consistance plus régulière. La plupart des couleurs sortent du flacon avec une texture crémeuse, ni trop liquide ni trop pâteuse. Pour du tabletop, tu peux presque les utiliser direct sans trop diluer, surtout pour les couches de base. Sur une palette humide, ça se travaille bien, ça ne sèche pas en 30 secondes.
La couvrance est globalement bonne, surtout sur les couleurs moyennes à foncées. Les rouges, bleus, marrons et verts couvrent en 1-2 couches sur une sous-couche blanche ou grise. Sur noir, il faut parfois insister un peu, mais rien de choquant. Les couleurs très claires (certains jaunes, beiges, os) demandent plutôt 2 à 3 couches fines si tu veux un résultat bien lisse, ce qui est assez standard. On est loin des peintures qui couvrent tout en une seule passe, mais c’est franchement utilisable.
Les métalliques utilisent un mélange d’aluminium et de mica. En pratique, ça donne un rendu assez propre, avec des paillettes fines. Ça ne fait pas l’effet "gros grains" qu’on voit parfois sur des métalliques bas de gamme. Ça accroche bien, ça ne fait pas de pâtés, et ça se dilue correctement pour des éclaircissements. Je les ai trouvés un peu plus épais que le reste, donc un peu d’eau ou de médium aide à mieux les étirer.
Niveau tenue, une fois sec, ça reste légèrement satiné (comme annoncé), pas complètement mat. Sur des figurines de jeu, ça ne me dérange pas, surtout que je vernis derrière. Mais si tu es accro au rendu ultra mat, il faudra soit passer un vernis mat, soit adapter un peu ta façon de travailler. Globalement, la matière est saine : non toxique, pas d’odeur gênante, nettoyage facile à l’eau. Sur ce plan-là, rien à signaler de bloquant, ça fait le job proprement.
Packaging et rangement : ce que vaut vraiment la station fournie
Le packaging de base, c’est une grosse boîte carton avec les 50 flacons bien calés, la station de peinture en pièces détachées et le pinceau. Rien de fou, mais ça arrive en bon état, pas de pots explosés ni de coulures partout dans mon cas. La notice pour monter la station est ultra simple : quelques découpes à emboîter, en 10 minutes c’est fait. On sent que le but, c’est de donner un minimum d’organisation sans alourdir le coût avec du bois ou du plastique.
La station de peinture en elle-même, c’est le vrai plus du packaging, même si ce n’est pas un truc de luxe. Tu peux ranger tous les flacons dedans, les avoir sous les yeux, et ça évite qu’ils se baladent partout sur le bureau. Pour quelqu’un qui débute ou qui n’a pas déjà un setup bien organisé, c’est franchement pratique. Perso, ça m’a permis d’arrêter de chercher mes lavis pendant 5 minutes à chaque fois, donc rien que pour ça, je prends.
Par contre, il faut être honnête : le carton, ça a ses limites. Si tu renverses de l’eau ou que tu bosses dans un endroit un peu humide, ça va vite se ramollir. Et si tu es du genre à tout déplacer tout le temps, tu vas vite voir les bords se plier. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le prendre comme un rangement provisoire ou d’appoint, pas comme une solution à vie. Ça dépanne bien, mais ce n’est pas un meuble.
Le pinceau fourni est correct pour un pinceau "bonus". Ce n’est pas un pinceau haut de gamme, mais pour faire des couches de base, quelques détails moyens, ça fait le job. Les poils tiennent à peu près en place, il ne s’est pas transformé en éventail au bout de deux sessions. Ça ne remplace pas un bon pinceau en martre si tu fais du détail poussé, mais pour partir de zéro, c’est appréciable de l’avoir dans la boîte sans surcoût apparent.
Tenue sur la figurine et résistance dans le temps
Côté durabilité, j’ai regardé deux choses : comment la peinture tient sur la figurine avant vernis, et comment elle réagit après quelques parties, manipulations, rangements un peu bourrins dans les boîtes. Sans vernis, la peinture tient correctement sur une sous-couche classique (bombes Citadel et Army Painter testées). Je n’ai pas eu de gros éclats juste en manipulant les figs pour les peindre ou les poser sur la table, ce qui m’arrive parfois avec des peintures trop cassantes.
Une fois verni (j’utilise un vernis mat en bombe), le rendu reste stable. Les couleurs ne se sont pas délitées, pas de réaction bizarre entre la peinture et le vernis. Les métalliques gardent un bon éclat, même après plusieurs parties. Évidemment, si tu balances tes figs en vrac dans une boîte métallique, tu auras des marques à la longue, mais ça, aucune peinture ne fait de miracle. Disons qu’en usage normal de joueur, ça tient bien le coup.
Sur le long terme des flacons eux-mêmes, je n’ai pas encore un recul de plusieurs années, mais après quelques semaines d’ouverture/fermeture régulière, rien ne s’est vraiment épaissi ou séché dans le goulot. Les bouchons ferment bien, pas de fuites dans la station ou dans le carton. Si tu penses à bien secouer avant usage et à ne pas laisser le bouchon ouvert 20 minutes, ça reste propre. Les anciens Warpaints avaient parfois tendance à épaissir vite, là pour l’instant ça va.
Le seul truc un peu fragile, c’est la station de peinture en carton. Si tu la déplaces souvent ou que tu l’attrapes par le haut avec toutes les peintures dedans, tu sens que ce n’est pas fait pour durer dix ans. Ça se déforme un peu, ça grince. Ça reste utilisable, mais si tu veux un truc vraiment durable pour organiser ton coin peinture, faudra passer sur un rack en bois ou en MDF plus tard. En résumé : la peinture elle-même tient bien, le support est plus "jetable" à moyen terme.
Performance en peinture : couvrance, lavis et effets spéciaux
Sur la table, en condition réelle, le set s’en sort franchement pas mal. Pour les couches de base, la plupart des couleurs se posent bien, sans trop de traces de pinceaux si tu ne charges pas comme un bourrin. J’ai peint une escouade entière de Space Marines avec les bleus et rouges du set : en deux couches fines, j’avais un rendu propre, prêt pour les ombrages. Le temps de séchage est correct, tu peux enchaîner les étapes sans attendre une éternité, surtout si tu bosses en série.
Les lavis Fanatic sont un des points que j’ai bien aimés. Ils se comportent mieux que certains lavis Army Painter plus anciens, qui avaient tendance à tacher un peu n’importe comment. Là, ça va dans les creux comme il faut, ça teinte sans tout salir, à condition de ne pas inonder la figurine. J’ai testé sur des squelettes et des capes : tu gagnes vite en contraste sans te prendre la tête. Pour du tabletop, c’est parfait. Pour du niveau plus poussé, tu voudras peut-être garder tes lavis préférés d’autres marques, mais ceux-là tiennent la route.
Les peintures à effets (rouille, sang, lueurs magiques) sont sympas à utiliser. Le sang a un rendu bien brillant, un peu épais, qui marche bien sur des armes ou des monstres. La rouille est plus subtile, mais en tapotant avec un vieux pinceau, tu obtiens quelque chose de crédible assez vite. Les lueurs, j’ai trouvé ça plus gadget : ça peut être utile pour faire des yeux magiques ou des sorts, mais ce n’est pas ce que j’ai le plus utilisé. Disons que c’est un bonus, pas l’argument principal du set.
Le seul point où j’ai été un peu déçu, c’est sur certaines teintes très spécifiques qui manquent de punch ou de variété. Par exemple, pour faire des peaux plus exotiques ou des schémas de couleurs très précis, tu te retrouves vite à devoir mélanger toi-même ou à piocher dans d’autres gammes. Pour un joueur lambda qui veut juste peindre ses orks ou ses marines, c’est largement suffisant. Mais si tu as un projet très précis en tête, tu sentiras les limites du set. Globalement, pour un usage jeu et peinture "sérieuse mais sans chercher la perfection", les performances sont au niveau.
Présentation du set : ce qu’on a vraiment dans la boîte
Dans la boîte, tu as 50 flacons de 18 ml chacun, un pinceau "Character" de la marque, et une station de peinture en carton rigide à monter. Sur les 50 peintures, tu as environ 36 couleurs standards, 4 teintes de peau, 3 métalliques, 3 effets et 4 lavis. Donc ce n’est pas 50 couleurs différentes au sens classique, mais un mélange plutôt malin pour couvrir un peu tous les besoins classiques en figurines : armures, tissus, peaux, métaux, salissures, etc.
Les flacons sont au format compte-gouttes, classique pour Army Painter. Chaque bouteille fait 18 ml, donc c’est un peu plus généreux que certaines marques qui tournent autour des 12 ml. Pour un usage régulier, ça se sent : tu as moins l’impression de vider le pot au bout de deux armées. Les couleurs sont rangées par familles sur la station (si tu la montes), et chaque flacon a son nom et un petit indicateur de teinte sur l’étiquette. Ce n’est pas la présentation la plus sexy du monde, mais c’est pratique.
Le set se veut "pour les joueurs, par les joueurs" comme ils le mettent en avant, donc l’idée c’est d’avoir des peintures faciles à prendre en main : bonne couvrance, consistance assez stable, pas besoin de chipoter des heures avec les mélanges pour avoir un résultat correct. Sur ce point, j’ai retrouvé l’esprit Army Painter, mais en mieux que leurs anciens Warpaints classiques qui avaient parfois des comportements un peu aléatoires (coulures, séparation des pigments, etc.).
En résumé, niveau contenu, tu en as pour ton argent : beaucoup de volume total de peinture, assez de variété pour monter une armée complète et quelques effets sympa pour donner un peu de vie aux figurines. Par contre, si tu cherches des couleurs très spécifiques ou des trucs très exotiques, ce n’est pas ici que tu les trouveras. C’est un set généraliste, pensé pour couvrir 80 % des besoins, pas plus.
Points Forts
- Gros volume de peinture (50 x 18 ml) avec une sélection de couleurs globalement bien pensée
- Peintures faciles à utiliser : bonne couvrance, consistance stable, lavis efficaces
- Station de peinture et pinceau fournis, pratiques pour démarrer ou s’organiser un minimum
Points Faibles
- Station de peinture en carton un peu fragile et pas faite pour durer des années
- Certaines couleurs claires et teintes spécifiques demandent plusieurs couches ou des compléments d’autres gammes
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Warpaints Fanatic Mega Set, c’est un gros pack cohérent qui fait bien le job pour quelqu’un qui veut une base solide de peintures pour figurines sans se compliquer la vie. Les couleurs couvrent correctement, la consistance est agréable, les lavis sont faciles à utiliser et les quelques peintures d’effets ajoutent un peu de fun pour salir ou dynamiser les figs. Ce n’est pas parfait, mais pour peindre des armées de Warhammer ou des monstres D&D à un bon niveau tabletop, tu as largement ce qu’il faut dans la boîte.
Les points faibles, pour moi, c’est la station en carton qui fait un peu cheap à long terme, certaines teintes claires qui demandent plusieurs couches, et le fait que tu paies aussi pour des couleurs ou effets que tu n’utiliseras peut-être pas souvent. Si tu es déjà bien équipé avec d’autres marques et que tu cherches des teintes très précises ou un niveau de rendu ultra poussé, ce set ne va pas remplacer tout le reste. Par contre, si tu débutes, que tu reviens dans le hobby ou que tu veux simplement un kit complet et pratique avec un bon rapport quantité/prix, ça reste une option très sérieuse.