Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon jeu pour le prix, mais pas le meilleur matos
Design : lisible et moderne, mais pas un objet de collection
Matériaux et qualité : corrects, mais un peu cheap sur certains points
Durabilité : ça tiendra quelques années, mais pas une vie entière
Gameplay et performance : fun, mais avec du hasard et des longueurs
Présentation : ce qu’il y a vraiment dans la boîte
Points Forts
- Règles assez simples et thème clair, facile à sortir avec famille et amis
- Ambiance garantie autour de la table (alliances, trahisons, tensions)
- Bon rapport qualité-prix pour un classique jouable à 2-5 joueurs
Points Faibles
- Pions en plastique assez fin et parfois pas assez nombreux pour les grosses parties
- Beaucoup de hasard avec les dés et parties qui peuvent être longues si les joueurs hésitent à attaquer
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Hasbro Gaming |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 5 x 40,01 x 26,7 cm; 1 kilogrammes |
| Âge recommandé par le fabricant | 10 ans et plus |
| Valeur(s) éducative(s) | Développer la pensée critique, la planification stratégique et les compétences sociales |
| Langue : | Français |
| Référence fabricant | B7404 |
| Nombre de joueurs | 5 |
| Nombre de pièces | 133 |
Risk en 2026 : toujours fun ou vieux truc poussiéreux ?
J’ai ressorti Risk dans sa version Hasbro française récente pour voir si ce vieux jeu de conquête tient encore la route face aux gros jeux modernes. On a enchaîné plusieurs parties avec des ados (10-14 ans) et quelques adultes pas forcément gros joueurs. L’idée, c’était de voir si ça fonctionne encore en soirée, sans prendre le truc comme un objet de collection mais comme un jeu qu’on pose sur la table un samedi soir.
Concrètement, on est sur le Risk classique : un plateau du monde, des territoires à conquérir, des armées colorées, des dés et des cartes. La promesse, c’est un jeu de stratégie accessible, un peu long, où on se chamaille la planète jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un joueur ou qu’une mission soit remplie. Rien de révolutionnaire, mais ça reste une base solide pour se prendre la tête gentiment.
Je vais être clair : si tu cherches un jeu ultra moderne avec des mécaniques complexes, ce n’est pas ça. Par contre, si tu veux un jeu « baston de territoires » simple à expliquer, qui crée des alliances foireuses et des trahisons autour de la table, Risk fait encore bien le job. Chez nous, les ados ont très vite accroché, surtout à l’idée de « dominer le monde », même si derrière ça reste juste des jets de dés et un peu de placement.
Dans ce test, je vais surtout parler de la version matérielle Hasbro, du plaisir de jeu aujourd’hui, de la durée des parties, et du rapport qualité-prix. Je ne suis pas là pour faire un hommage nostalgique, mais pour dire concrètement : est-ce que ça vaut le coup d’acheter cette boîte en 2026, ou est-ce qu’il vaut mieux partir sur autre chose ?
Rapport qualité-prix : bon jeu pour le prix, mais pas le meilleur matos
Vu le prix auquel on trouve cette édition de Risk (souvent autour de la trentaine d’euros, parfois moins en promo), je trouve le rapport qualité-prix plutôt correct. Tu as un grand plateau, assez de matériel pour jouer jusqu’à 5, et un jeu qui peut facilement occuper une soirée entière. Si tu compares au coût d’une sortie ciné pour 4, c’est vite rentabilisé. Et comme c’est un classique, tu pourras le ressortir régulièrement avec des gens différents sans devoir réexpliquer des règles ultra complexes.
Par contre, il faut être conscient de ce que tu achètes : un grand classique accessible, pas un jeu moderne ultra optimisé ni une édition premium. Sur le marché actuel, il existe des jeux de conquête plus modernes, avec moins de hasard et du matériel plus quali, mais souvent plus chers et plus compliqués à prendre en main. Risk reste une porte d’entrée simple vers les jeux de stratégie, et pour ça, le prix se défend bien.
Si tu as déjà une vieille édition de Risk en bon état, honnêtement, cette version ne change pas ta vie. Les graphismes sont un peu plus modernes, les missions sont revues, mais ce n’est pas une révolution. Là où ça a du sens, c’est :
- si tu n’as plus de version jouable à la maison,
- si tu veux un cadeau simple pour quelqu’un qui aime les jeux de société classiques,
- ou si tu cherches un jeu de stratégie accessible pour jouer avec des ados.
Les quelques économies faites sur les pions (plastique fin, quantité limite) se sentent, mais ce n’est pas non plus catastrophique vu le prix global. Pour moi, le rapport qualité-prix est bon, surtout si tu sais à quoi t’attendre : un jeu connu, efficace, un peu daté sur certains aspects, mais qui offre encore pas mal d’heures de jeu pour un budget raisonnable.
Design : lisible et moderne, mais pas un objet de collection
Visuellement, cette version de Risk est plutôt propre. Le plateau est assez grand, les couleurs des continents sont bien différenciées et les frontières sont globalement lisibles. On a joué à 5 autour d’une table standard et tout le monde voyait correctement les territoires, ce qui est déjà pas mal. Les noms sont en français, ça aide quand tu joues avec des enfants ou des gens qui ne parlent pas anglais. Pas besoin de traduire à chaque fois « Western Australia » ou autre.
Les armées sont des petits pions en plastique de différentes formes selon le type d’unité. Rien de fou, mais on distingue bien l’infanterie, la cavalerie et l’artillerie. Les couleurs sont assez vives (rouge, bleu, jaune, vert, noir selon la version), donc on repère vite qui est où sur le plateau. Pour des parties à plusieurs, c’est important, parce que tu passes ton temps à surveiller qui grignote quel continent.
Les cartes sont correctes, avec des illustrations simples. On n’est pas sur un jeu de collection où tu vas admirer chaque carte, mais ça reste lisible et fonctionnel. Les missions sont claires, les symboles d’unités aussi. Par contre, je trouve le design global un peu « passe-partout ». Ça fait le job, mais ce n’est pas le genre de jeu que tu poses sur une étagère juste pour le look. Ça reste un Risk Hasbro grand public, pas une édition de luxe.
En résumé, niveau design, c’est fonctionnel et assez moderne pour ne pas donner l’impression de jouer à un truc des années 80. Mais si tu espères une version très travaillée graphiquement ou avec un style ultra marqué, ce n’est pas cette édition-là. Ça vise clairement la famille et les soirées casual, pas les collectionneurs.
Matériaux et qualité : corrects, mais un peu cheap sur certains points
Sur la qualité des matériaux, j’ai un avis un peu mitigé. Le plateau est en carton épais classique. Il tient bien à plat sur la table, il ne gondole pas et les plis ne semblent pas fragiles après plusieurs ouvertures/fermetures. Rien à signaler de particulier là-dessus, ça ressemble à la plupart des jeux de société grand public actuels. Si tu fais un minimum attention, ça tiendra des années.
Les pions, par contre, c’est un peu le point faible. Le plastique est assez mince, surtout pour certaines pièces. Ça ne casse pas dans les mains, mais ça donne un petit côté "cheap" quand tu compares à d’autres jeux de figurines ou même à certains vieux Risk qui avaient des pions plus costauds. Un des avis Amazon le dit aussi : « plastique très mince », et je confirme. Ça n’empêche pas de jouer, mais pour un jeu où tu manipules les armées tout le temps, un plastique un poil plus épais aurait été appréciable.
Autre point : la quantité de pions. Là, on sent que Hasbro a un peu tiré sur les coûts. Sur des parties avec beaucoup de troupes, on s’est retrouvés à court de fantassins pour représenter toutes les unités. Du coup, on finit par faire des arrangements du genre « ce pion vaut 5 » ou « on échange contre de l’artillerie pour symboliser plus d’unités ». C’est jouable, mais ça casse un peu le plaisir visuel d’avoir plein de soldats sur la carte. Un des avis Amazon le mentionne clairement : « moins de pièces d’armée dans la boîte qu’avant ». Ce n’est pas une impression, on le ressent vraiment.
Les cartes sont en carton correct, ni ultra épais ni trop fin. Elles se mélangent sans souci, mais je ne miserais pas sur une résistance parfaite si tu joues très souvent et que tout le monde les manipule un peu brutalement. Pour un usage familial normal, ça passe. Globalement, les matériaux sont décents pour le prix, mais on sent que ce n’est pas pensé pour durer 20 ans comme les vieilles éditions. Ça reste du Hasbro grand public, pas du premium.
Durabilité : ça tiendra quelques années, mais pas une vie entière
Après plusieurs parties et quelques manipulations un peu brutales par des enfants, je peux dire que la boîte tient la route, mais on sent que ce n’est pas du matos indestructible. Le plateau résiste bien, les plis ne se marquent pas trop, et les couleurs ne semblent pas s’effacer au premier frottement. Si tu ranges le jeu correctement et que tu ne balances pas la boîte au fond d’un sac à dos tous les week-ends, ça devrait durer un bon moment.
Les pions, par contre, sont clairement le maillon faible niveau longévité. Le plastique étant assez fin, j’ai toujours l’impression qu’un mauvais appui pourrait tordre ou casser une pièce. Pour l’instant, rien de cassé chez nous, mais on fait un minimum attention. Avec des enfants plus jeunes qui écrasent un peu tout, je ne suis pas sûr que tout reste nickel très longtemps. Ce n’est pas dramatique, mais ce n’est pas le genre de jeu que je laisserais en libre-service dans une salle de jeux d’école par exemple.
Les cartes ont déjà commencé à montrer quelques marques d’usure sur les bords après plusieurs mélanges. Rien de choquant, et c’est normal sur la plupart des jeux, mais si tu joues souvent et que tu es maniaque, tu risques d’avoir envie de les mettre sous sleeves (protèges-cartes). Pour un jeu familial occasionnel, ce n’est pas nécessaire, mais pour un usage intensif, ça peut prolonger un peu la durée de vie.
En résumé, la durabilité est correcte pour un usage normal : quelques parties par mois, bien rangé dans sa boîte, ça ira. Si tu comptes y jouer toutes les semaines pendant des années, tu verras forcément des signes d’usure, surtout sur les pions et les cartes. On est loin d’un jeu artisanal en bois ou d’une édition de luxe, c’est du matériel grand public pensé pour tenir quelques années, pas pour être transmis comme héritage.
Gameplay et performance : fun, mais avec du hasard et des longueurs
Sur la table, Risk reste ce qu’il a toujours été : un jeu de conquête très simple à comprendre, avec un mélange de stratégie et de hasard. Tu places tes armées, tu attaques avec des dés, tu renforces tes positions, tu essaies de sécuriser des continents pour avoir plus de renforts au tour suivant. Sur le papier, c’est basique, mais ça génère pas mal de tension et de discussions autour de la table. Chez nous, les ados ont vite commencé à négocier des pseudo-alliances, à s’engueuler gentiment sur les trahisons, donc de ce côté-là, le jeu fait clairement le job.
Par contre, il faut accepter que le hasard des dés a un gros poids. Tu peux préparer une attaque nickel, avec une supériorité nette, et te faire démonter sur une série de jets pourris. Certains adorent ce côté « tout peut arriver », d’autres trouvent ça frustrant, surtout sur des parties longues. Personnellement, je trouve que ça va tant que tout le monde a le même état d’esprit et ne prend pas ça trop au sérieux. Mais si tu aimes les jeux très contrôlables où la stratégie domine clairement, Risk n’est pas le meilleur candidat.
Les missions secrètes ajoutent un peu de variété et évitent parfois les parties qui s’éternisent. Au lieu de devoir raser tout le monde, tu peux avoir des objectifs du style contrôler certains continents ou éliminer un joueur précis. Ça donne un angle de jeu différent et ça réduit un peu la durée, même si ça peut aussi créer des fins de partie un peu abruptes quand quelqu’un sort sa mission remplie alors que les autres ne s’y attendaient pas.
En termes de rythme, il y a souvent un creux au milieu de partie : tout le monde se renforce, hésite à attaquer, et ça tourne en rond quelques tours. Avec des joueurs un peu timides, ça peut devenir long. Pour éviter ça, on a tendance à encourager les attaques plus agressives et à jouer avec des règles maison pour accélérer, mais ce n’est pas dans les règles officielles. Globalement, le jeu reste fun, surtout à 3-5 joueurs, mais il faut aimer le mélange « stratégie légère + hasard + durée assez longue ».
Présentation : ce qu’il y a vraiment dans la boîte
Niveau contenu, on est sur quelque chose de assez classique : un grand plateau du monde, 5 armées de couleurs différentes avec trois types d’unités (infanterie, cavalerie, artillerie), un paquet de 56 cartes Risk, 5 dés, quelques éléments en carton (les petites « cantines de guerre » pour ranger les troupes) et la règle en français. La boîte annonce 2 à 5 joueurs, environ 90 minutes par partie, et à partir de 10 ans. Honnêtement, 10 ans ça passe, surtout si l’enfant aime déjà les jeux un peu longs.
En pratique, nos parties ont rarement fait 90 minutes. En mode « conquête totale », on est plus proche des 2 heures, voire plus si tout le monde réfléchit beaucoup et que personne n’ose attaquer franchement. Avec les missions secrètes, ça se rapproche plus des 90 minutes annoncées, donc ça dépend vraiment de la manière dont tu joues. C’est important à savoir : ce n’est pas un petit jeu apéro de 30 minutes, il faut prévoir la soirée.
Les règles sont assez claires. Il faut compter une bonne demi-heure pour expliquer et faire une première manche de découverte avec des nouveaux, surtout pour tout ce qui est renforts, gestion des cartes et attaques en chaîne. Une fois que c’est compris, ça roule, mais la première partie sert un peu de tuto. Chez nous, le plus jeune (10 ans) a pigé les grandes lignes en une partie et a commencé à faire de vrais choix stratégiques à partir de la deuxième.
Globalement, cette édition reprend les bases connues de Risk, avec quelques ajustements de missions et un design un peu plus moderne. Si tu as déjà joué à Risk plus jeune, tu ne seras pas perdu. Si tu découvres, ça reste un jeu de conquête simple à aborder, mais il faut accepter les lancers de dés parfois injustes et le côté un peu longuet en fin de partie.
Points Forts
- Règles assez simples et thème clair, facile à sortir avec famille et amis
- Ambiance garantie autour de la table (alliances, trahisons, tensions)
- Bon rapport qualité-prix pour un classique jouable à 2-5 joueurs
Points Faibles
- Pions en plastique assez fin et parfois pas assez nombreux pour les grosses parties
- Beaucoup de hasard avec les dés et parties qui peuvent être longues si les joueurs hésitent à attaquer
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, cette version française de Risk par Hasbro fait exactement ce qu’on attend d’elle : proposer le bon vieux jeu de conquête mondial, accessible, avec des parties assez longues, pas mal de hasard et beaucoup d’interactions autour de la table. Ce n’est pas le jeu le plus moderne ni le plus fin stratégiquement, mais pour des soirées en famille ou entre amis qui aiment se chamailler sur une carte du monde, ça marche toujours. Les ados accrochent bien au thème et au côté « je t’attaque, tu me trahis », et même des non-gamers peuvent s’y mettre sans galérer des heures sur les règles.
Les points faibles sont clairs : matériel un peu cheap sur les pions, quantité de troupes parfois limite, hasard des dés qui peut frustrer, et parties qui peuvent s’étirer si tout le monde joue trop prudent. Si tu es déjà dans les jeux de plateau modernes type gros jeux stratégiques, tu risques de trouver ça un peu simpliste et long pour ce que c’est. Par contre, si tu cherches un classique simple à sortir, qui fait le job pour initier des gens à la stratégie et occuper une bonne soirée, ça reste une valeur sûre.
En gros, je le recommande à ceux qui veulent un jeu de conquête familial, facile à expliquer, avec un thème clair et une bonne ambiance autour de la table. Ceux qui cherchent un jeu très équilibré, peu dépendant de la chance, avec un matériel haut de gamme, peuvent passer leur chemin et regarder du côté de jeux plus récents. Pour le prix, et vu la rejouabilité, Risk reste un achat solide, mais il faut accepter ses limites et son âge.