Test Gloomhaven 2e édition : le gros jeu de campagne qui demande de la motivation (et de la place)

Test Gloomhaven 2e édition : le gros jeu de campagne qui demande de la motivation (et de la place)

Isabelle de La Roche
Isabelle de La Roche
Consultante en gamification
7 août 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Rapport qualité-prix : intéressant si tu t’en sers vraiment

★★★★★ ★★★★★

Illustrations réussies mais ergonomie perfectible

★★★★★ ★★★★★

Matériaux solides mais beaucoup de carton partout

★★★★★ ★★★★★

Une boîte gigantesque, pas toujours bien pensée

★★★★★ ★★★★★

Un jeu pensé pour durer… si ton groupe suit

★★★★★ ★★★★★

Temps de jeu, rythme et expérience en groupe

★★★★★ ★★★★★

Un jeu de campagne coopératif qui ne fait pas semblant

★★★★★ ★★★★★

Un système de jeu profond mais pas si simple à prendre en main

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Système de cartes profond et intéressant, avec de vrais choix tactiques
  • Contenu énorme : beaucoup de scénarios, progression de personnages, bonne rejouabilité
  • Matériel globalement solide et illustrations réussies pour l’univers

Points Faibles

  • Règles denses, entrée en matière compliquée, beaucoup d’allers-retours dans le livret
  • Jeu uniquement en anglais, lourd pour les joueurs pas à l’aise avec la langue
  • Installation, rangement et durée des parties assez longs, demande un groupe très motivé
Marque Cephalofair Games

Un énorme carton… dans tous les sens du terme

J’ai pris Gloomhaven 2e édition parce que j’avais déjà entendu parler du jeu de base comme d’un gros monstre de campagne coopérative. Je cherchais un jeu à sortir régulièrement avec un petit groupe d’amis, un truc qui remplace un peu les soirées séries. Autant être clair : dès que le colis arrive, tu comprends que ce n’est pas un petit jeu d’apéro. Le carton est massif, ça pèse plus de 10 kg, et rien qu’à le sortir, tu te dis déjà qu’il va falloir lui trouver une place dédiée chez toi.

Je ne suis pas un expert des jeux de plateau « experts », mais je ne débute pas non plus. J’ai déjà joué à des jeux comme Andor, Zombicide, quelques campagnes JdR light. Avec Gloomhaven 2e édition, on est clairement un cran au-dessus en termes de complexité et de temps d’installation. Le jeu se présente comme une version « améliorée » du premier, avec des classes rééquilibrées, des scénarios revus, un système de réputation de factions, etc. Sur le papier, ça fait envie, surtout si tu aimes les campagnes longues et le côté progression de personnages.

Par contre, il faut être prévenu : c’est en anglais uniquement pour l’instant. Ce n’est pas indiqué clairement partout, et si tu comptes y jouer avec des gens qui ne sont pas à l’aise en anglais, tu vas te retrouver à faire traducteur en même temps que joueur. Perso j’ai un bon niveau, donc ça passe, mais ça rajoute une couche de fatigue mentale pendant les premières parties, surtout avec des règles déjà bien chargées.

En gros, cette 2e édition, c’est un gros investissement en temps, en énergie, et un peu en place de stockage. Si tu cherches un truc rapide et simple à expliquer, tu peux passer ton chemin. Si tu veux un projet de jeu sur le long terme avec un groupe motivé, là ça commence à devenir intéressant, même si tout n’est pas parfait.

Rapport qualité-prix : intéressant si tu t’en sers vraiment

★★★★★ ★★★★★

Sur le rapport qualité-prix, il faut être honnête : Gloomhaven 2e édition, ce n’est pas donné. Mais vu la quantité de matériel et le nombre d’heures de jeu potentielles, ça peut se défendre. Si tu arrives à monter un groupe qui joue régulièrement et que vous allez au bout d’une bonne partie de la campagne, le coût par soirée devient assez raisonnable. C’est un peu comme acheter une grosse boîte de JdR avec tous les suppléments d’un coup.

Par contre, si tu l’achètes « pour voir » et que tu fais trois scénarios avant de le laisser prendre la poussière, là, le rapport qualité-prix devient moyen. C’est clairement un jeu qui demande un engagement. Tu paies pour un gros projet ludique, pas pour un jeu que tu sors deux fois par an. Pour comparer, des jeux comme Andor ou d’autres coop plus accessibles sont moins chers, plus simples à sortir, et donneront peut-être plus de valeur réelle si ton groupe n’est pas très hardcore.

Il faut aussi compter les coûts cachés si tu veux optimiser l’expérience : protège-cartes, éventuel insert de rangement, voire figurines alternatives si tu veux remplacer les standees. Ce n’est pas obligatoire, mais beaucoup de joueurs finissent par passer par là pour rendre le jeu plus agréable au quotidien. Donc le prix de base ne raconte pas toute l’histoire si tu aimes avoir un setup propre et pratique.

Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est « bon » pour un public bien ciblé : des joueurs qui aiment les gros jeux de campagne, prêts à investir du temps et un peu d’argent autour. Pour un joueur plus occasionnel ou un groupe instable, c’est trop. Dans ce cas-là, mieux vaut viser un jeu plus léger, moins cher, et que tu auras vraiment envie de sortir souvent.

Illustrations réussies mais ergonomie perfectible

★★★★★ ★★★★★

Niveau design visuel, j’ai bien aimé. Les illustrations des personnages et des monstres sont propres, l’univers fantasy un peu sombre est cohérent, et la 2e édition se voit : les artworks sont plus modernes que ce qu’on trouve sur pas mal de vieux jeux de dungeon crawler. Les cartes de capacités ont des icônes plutôt claires une fois qu’on a compris la légende, et les plateaux de personnages sont lisibles. Sur ce point, ça fait le job, tu n’as pas l’impression de jouer à un proto fauché.

Par contre, dès que tu ouvres la boîte et que tu commences à tout dépuncher, tu te rends compte que la quantité de matériel est énorme, et que l’ergonomie n’est pas parfaite. Tu as des tuiles de terrain, des pions ennemis, des jetons d’état, des cartes de loot, des cartes de modificateurs d’attaque, des cartes événements, etc. Si tu ne t’organises pas un minimum (sachets, inserts 3D, boîtes séparées), tu vas passer un temps fou à tout chercher à chaque partie. La boîte de base n’aide pas tellement à ranger de façon intuitive, surtout après plusieurs parties où tout se mélange.

Autre point : les standees en carton pour représenter les ennemis. Visuellement, ça va, les illustrations sont correctes, mais ça reste du carton sur socle plastique. Quand tu remplis la map avec plein d’ennemis, ça peut devenir un peu chargé et pas toujours très lisible, surtout si tu joues sur une table pas très grande. Certains joueurs remplacent ça par des figurines 3D, mais ça rajoute un budget non négligeable et ce n’est pas fourni de base.

Au final, en design pur, j’ai plutôt un avis positif, mais avec des réserves sur l’ergonomie et la lisibilité en pleine partie. C’est chouette à regarder, mais il faut accepter une certaine dose de bazar sur la table. Si tu es maniaque du rangement et que tu détestes passer 15 minutes à installer un jeu, tu risques de grincer un peu des dents.

61a3WGlX9GL._AC_SL1024_

Matériaux solides mais beaucoup de carton partout

★★★★★ ★★★★★

Niveau matériaux, on est sur du classique pour un gros jeu de plateau moderne : beaucoup de carton, des cartes à la pelle, quelques figurines pour les héros, et des socles plastiques pour tenir les standees ennemis. Le carton des tuiles et des pions est assez épais, ça ne fait pas cheap. Après quelques parties, rien ne s’est gondolé ou abîmé chez moi, donc de ce côté-là, ça tient la route. Vu le poids de la boîte (plus de 11 kg), tu sens que ce que tu paies, c’est surtout la quantité de matos.

Les cartes, par contre, méritent des protège-cartes si tu comptes y jouer souvent. Elles sont correctes, mais comme tu les manipules en permanence (surtout les cartes de capacités personnages et les modificateurs d’attaque), elles vont forcément s’user. Perso, j’ai sleevé au moins les decks des personnages et les modificateurs, sinon tu sens que ça va vite se marquer. Du coup, ça rajoute encore un coût derrière un jeu qui n’est déjà pas donné à la base.

Les figurines de personnages sont correctes, sans être dingues. On n’est pas au niveau de certaines gammes de figurines de jeux de figurines purs, mais ça passe largement pour du jeu de plateau. Certains vont les peindre, moi je les ai laissées brutes et ça ne m’a pas gêné. Les socles plastiques pour les standees tiennent bien, même si parfois, il faut un peu forcer au début et tu as peur de plier le carton.

Globalement, les matériaux font sérieux, mais il faut être conscient que c’est surtout du carton partout, avec tout ce que ça implique : sensibilité aux liquides, coins qui peuvent se marquer si tu ranges mal, etc. Si tu prends soin de ton matos et que tu joues sur une table propre, ça ira. Si tu joues dans un environnement un peu « bourrin » avec boissons partout, c’est un coup à flinguer du matériel assez vite.

Une boîte gigantesque, pas toujours bien pensée

★★★★★ ★★★★★

Le packaging, c’est simple : c’est une énorme boîte bien lourde. Ça impressionne, mais ce n’est pas forcément pratique. À la réception, la boîte est correcte, mais on sent que ce n’est pas blindé niveau protection. Certains se plaignent d’angles abîmés, et vu le poids, ça ne m’étonne pas. Dans mon cas, j’ai eu une petite marque sur un coin, rien de dramatique, mais pour un jeu de ce prix, tu t’attends à un peu plus de soin sur le transport et l’emballage.

À l’intérieur, tout est rangé de manière assez compacte, avec des planches de punchboard à dépuncher, des cartes sous film plastique, les figurines dans un thermoformage basique. Sur le premier déballage, tu as l’impression que tout est bien calé. Le problème arrive après : une fois que tu as dépunché, sleevé éventuellement, et commencé à classer un peu, la boîte devient vite un gros fourre-tout si tu ne t’organises pas. Il n’y a pas de vrai insert pensé pour le rangement quotidien, juste des compartiments assez génériques.

Résultat, si tu ne rajoutes pas toi-même des sachets zip, des boîtes, ou carrément un insert 3D imprimé ou acheté à part, tu vas perdre du temps à chaque installation et rangement. Pour un jeu de cette ampleur, c’est un peu dommage. On sent que l’éditeur a mis le paquet sur le contenu, mais pas forcément sur l’ergonomie du packaging sur le long terme.

Autre point un peu agaçant : la mention de la langue n’est pas super mise en avant sur certaines fiches produit. Tu te retrouves facilement avec une version full anglais sans l’avoir vraiment anticipé si tu ne fais pas gaffe. Pour un jeu avec autant de texte, ça devrait être affiché en énorme. En bref, la boîte en jette, mais côté praticité et clarté d’info, il y a clairement mieux.

Un jeu pensé pour durer… si ton groupe suit

★★★★★ ★★★★★

Sur la durabilité, il y a deux aspects : le matériel et la durée de vie ludique. Matériellement, comme je disais plus haut, le carton est épais, les composants sont nombreux et globalement solides. Si tu sleeves les cartes les plus utilisées et que tu ne joues pas avec des enfants qui écrasent tout, le jeu peut tenir des années sans trop broncher. C’est un jeu qui est fait pour être joué en campagne longue, donc ce serait un peu gênant que le matos se dégrade trop vite. De ce côté-là, pas de gros souci à signaler après plusieurs sessions.

Sur la durée de vie ludique, là, on est sur du massif. Il y a énormément de scénarios, des événements de ville et de route, des classes qui se débloquent au fur et à mesure, des choix qui te ferment ou ouvrent certains chemins, etc. Honnêtement, terminer la campagne demande un engagement énorme. Tu peux largement jouer des dizaines d’heures sans voir tout le contenu. Donc si ton groupe accroche, tu en as pour très longtemps. Ce n’est pas un jeu que tu vas « finir » en un mois.

Le vrai point faible sur la durabilité, c’est la réalité des groupes de jeu. Il faut réussir à garder les mêmes personnes autour de la table régulièrement, sinon la campagne se casse un peu la figure. Entre les plannings qui changent, les gens qui déménagent, ceux qui décrochent parce que c’est trop long ou trop complexe, ce n’est pas évident. J’ai déjà eu ça avec d’autres gros jeux de campagne : tu commences super motivé, et au bout de 5-6 sessions, ça part en pause indéfinie. Gloomhaven 2e édition ne fait pas exception, il demande vraiment un groupe stable.

Donc oui, en théorie, la durée de vie est énorme et le matériel tient la route. En pratique, il faut être lucide : si tu n’as pas un cercle de joueurs réguliers qui aiment les gros jeux, tu risques de ne jamais exploiter plus de 30-40 % du contenu. Dans ce cas-là, la « durabilité » devient un peu relative par rapport au prix payé.

81JyA59bIIL._AC_SL1500_

Temps de jeu, rythme et expérience en groupe

★★★★★ ★★★★★

Sur la performance globale en termes de rythme et de temps de jeu, il ne faut pas se fier aux 30 minutes indiquées dans le titre produit. En pratique, un scénario, surtout au début, c’est plutôt 2 à 3 heures entre l’installation, les explications, les pauses règles et le rangement. Une fois que le groupe connaît bien le jeu, tu peux peut-être descendre à 1h30-2h par scénario, mais 30 minutes, c’est juste irréaliste pour la majorité des joueurs. Donc si tu prends ce jeu, prévois des vraies soirées dédiées, pas un petit créneau rapide avant d’aller se coucher.

En termes de rythme, les premiers scénarios sont un peu hachés. Tu passes ton temps à vérifier des points de règles, à expliquer les icônes, à rappeler comment fonctionne l’initiative, etc. Ça casse un peu la dynamique coopérative au début. Mais à partir du moment où tout le monde a compris le système, les tours s’enchaînent mieux, et tu commences à avoir de vrais combos entre personnages, des plans de jeu à plusieurs tours, et des discussions du style « si tu stun celui-là, je peux finir l’autre derrière ». Là, le jeu prend tout son sens.

Le jeu tourne bien à 3-4 joueurs, mais ça rallonge forcément la durée des tours, surtout si certains sont lents à la décision. À 2 joueurs, j’ai trouvé ça plus fluide, même si tu perds un peu le côté « grosse équipe » qui se répartit les rôles. En solo, c’est jouable, mais il faut gérer plusieurs personnages et c’est assez lourd en gestion. Perso, je trouve que le jeu est le plus agréable à 2 ou 3, avec des gens motivés et qui aiment réfléchir.

En résumé, la performance en termes de plaisir de jeu est là si tu alignes les bonnes conditions : groupe régulier, temps disponible, motivation pour encaisser les premières parties un peu laborieuses. Si tu cherches un jeu rapide, fluide dès la première partie et facile à sortir avec n’importe qui, ce n’est clairement pas le bon candidat.

Un jeu de campagne coopératif qui ne fait pas semblant

★★★★★ ★★★★★

Concrètement, Gloomhaven 2e édition, c’est un jeu coopératif pour 1 à 4 joueurs, où chacun incarne un mercenaire avec sa classe, ses cartes de capacités et sa manière de jouer. Tu vas enchaîner des scénarios qui forment une campagne, avec des choix qui impactent un peu la suite (réputation, factions, nouveaux scénarios qui se débloquent, etc.). Chaque scénario, c’est une sorte de donjon tactique sur tuiles, avec des monstres, des objectifs, du loot, et un mélange de gestion de main de cartes et de positionnement sur la carte.

Le cœur du jeu, c’est le système de cartes. Tu n’as pas de dés pour gérer tes actions principales, tu as une main de cartes qui sert à la fois à attaquer, te déplacer et gérer ton initiative. Chaque tour, tu choisis deux cartes, tu joues le haut de l’une et le bas de l’autre, et petit à petit ta main se vide. Quand tu n’as plus assez de cartes, tu dois te « reposer » mais tu perds définitivement une carte à chaque fois. Du coup, le scénario, c’est une sorte de course contre l’épuisement de ton deck. C’est malin, mais ça demande un peu de temps pour que tout le monde à la table comprenne la logique.

La 2e édition ajoute aussi un système de réputation par faction, des événements revus, des scénarios rééquilibrés, et des classes retravaillées. Sur le terrain, ça se ressent surtout par une impression de jeu un peu plus structuré et moins punitif que ce qu’on raconte sur la première édition, même si ça reste exigeant. Tu n’es pas là pour rouler sur le jeu en deux tours, il y a de l’échec possible, et il faut accepter d’y revenir.

En résumé, la présentation générale donne le ton : c’est un jeu pensé comme une campagne longue, avec pas mal de lecture, de choix et de gestion. Si tu veux un truc qui sort en 10 minutes avec des règles pliées en 5, ce n’est pas le bon produit. Si tu as un groupe régulier et que vous aimez vous prendre un peu la tête, là ça commence à devenir intéressant, même si l’entrée dans le jeu est un peu rugueuse.

81Abt 59AEL._AC_SL1500_

Un système de jeu profond mais pas si simple à prendre en main

★★★★★ ★★★★★

Sur l’efficacité du jeu en tant que « machine à soirées », je suis un peu partagé. Le système de cartes pour gérer les actions et l’épuisement des personnages est vraiment bien pensé. Une fois que tout le monde a compris, tu as des tours tendus, des choix intéressants, et tu sens vraiment que chaque décision compte. Les scénarios sont variés, avec des objectifs qui changent un peu, des ennemis qui fonctionnent différemment, et une vraie impression de progression de ton perso.

Le problème, c’est l’entrée en matière. Le livret de règles reste dense, même si c’est censé être une version améliorée. Ce n’est pas illisible, mais il y a plein de petits cas, d’exceptions, et tu te retrouves souvent à feuilleter pour vérifier un détail : comment fonctionne tel état, dans quel ordre se résolvent les initiatives, ce qu’il faut faire dans tel cas précis, etc. Si tu joues avec des gens qui décrochent vite quand c’est trop technique, tu vas les perdre. J’ai eu exactement ça : un pote motivé au début, qui au bout de quelques scénarios en avait marre de revenir sans arrêt aux règles.

Autre point : la langue. Tout est en anglais (cartes, événements, narration, règles). Même avec un bon niveau, lire à voix haute, traduire pour les autres, et enchaîner les explications de règles, ça fatigue. Ça casse un peu le rythme, surtout en début de campagne. Si tout le groupe est à l’aise en anglais, ça va. Si ce n’est pas le cas, prévois que la personne la plus à l’aise va finir en mode maître de jeu / traducteur.

Malgré ça, quand la machine tourne, le jeu fait clairement le job : sensations de coopération, moments où tu réussis un scénario à un tour près, montée en puissance des persos, choix d’améliorations, etc. C’est là que tu vois l’intérêt du système. Mais il faut accepter un démarrage laborieux et une courbe d’apprentissage assez raide. Pour un groupe motivé, c’est franchement pas mal. Pour un public plus casual, c’est trop lourd.

Points Forts

  • Système de cartes profond et intéressant, avec de vrais choix tactiques
  • Contenu énorme : beaucoup de scénarios, progression de personnages, bonne rejouabilité
  • Matériel globalement solide et illustrations réussies pour l’univers

Points Faibles

  • Règles denses, entrée en matière compliquée, beaucoup d’allers-retours dans le livret
  • Jeu uniquement en anglais, lourd pour les joueurs pas à l’aise avec la langue
  • Installation, rangement et durée des parties assez longs, demande un groupe très motivé

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Gloomhaven 2e édition, c’est un gros morceau. Le jeu propose un système de cartes malin, une vraie progression de personnages, beaucoup de scénarios et un univers cohérent. Quand tout tourne bien, les soirées sont vraiment prenantes : discussions de stratégie, actions combinées, tension sur la fin des scénarios. Sur ce point, le jeu fait clairement le job pour les groupes qui aiment réfléchir et s’investir dans une campagne longue.

En face, il faut accepter plusieurs contraintes : règles denses, livret parfois un peu flou, langue anglaise omniprésente, temps d’installation long, et besoin d’un groupe régulier. Si tu ne coches pas ces cases, tu risques de vite le trouver lourd et de le laisser dans un placard. Je le conseillerais aux joueurs déjà un peu habitués aux jeux « experts », qui ont un cercle de 2-3 personnes motivées et prêtes à revenir souvent à la table. Si tu joues surtout avec des débutants, des enfants ou des gens qui n’aiment pas trop se prendre la tête, tu feras mieux de partir sur un jeu plus simple.

En résumé : très bon potentiel et contenu massif, mais ce n’est pas un jeu pour tout le monde. Il récompense les groupes patients et motivés, et il va frustrer ceux qui cherchent quelque chose de rapide et accessible. À acheter en connaissance de cause, en sachant dans quoi tu t’embarques.

Voir l'offre Amazon

Sous-notes

Rapport qualité-prix : intéressant si tu t’en sers vraiment

★★★★★ ★★★★★

Illustrations réussies mais ergonomie perfectible

★★★★★ ★★★★★

Matériaux solides mais beaucoup de carton partout

★★★★★ ★★★★★

Une boîte gigantesque, pas toujours bien pensée

★★★★★ ★★★★★

Un jeu pensé pour durer… si ton groupe suit

★★★★★ ★★★★★

Temps de jeu, rythme et expérience en groupe

★★★★★ ★★★★★

Un jeu de campagne coopératif qui ne fait pas semblant

★★★★★ ★★★★★

Un système de jeu profond mais pas si simple à prendre en main

★★★★★ ★★★★★
Cephalofair Games - Gloomhaven 2e édition - Jeu de société - 14 Ans et Plus - 1 à 4 Joueurs - 30 Minutes de Temps de Jeu Deuxième édition Cephalofair Games - Gloomhaven 2e édition - Jeu de société - 14 Ans et Plus - 1 à 4 Joueurs - 30 Minutes de Temps de Jeu Deuxième édition
🔥
Voir l'offre Amazon