Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : est-ce que ça vaut le crédit Audible ?
Confort d’écoute et accessibilité de l’histoire
Est-ce que cette trilogie marque vraiment sur la durée ?
Narration audio : Bénédicte Charton fait le taf
Univers, histoire et rythme : ce que raconte vraiment ce tome 3
Est-ce que ça fonctionne comme conclusion de trilogie ?
Points Forts
- Relation Nyssalia/Maek bien développée sur la durée, avec un vrai enemies to lovers
- Bataille finale rythmée et pleine de rebondissements qui tiennent en haleine
- Narration audio claire et agréable de Bénédicte Charton, bonne différenciation des émotions
Points Faibles
- Fin un peu trop rapide, certaines intrigues et conséquences sont survolées
- Univers et personnages secondaires qui auraient supporté un tome ou une novella de plus pour être pleinement exploités
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Livre 3 sur 3 | Fae de Sel et de Sang |
| Durée | 8 heures et 51 minutes |
| Auteur | Eulalie Lombard |
| Narrateur | Bénédicte Charton |
| Date de publication sur Audible.fr | 12 novembre 2024 |
| Éditeur | Audible Studios |
| Type de programme | Livre audio |
| Version | Version intégrale |
Un tome 3 qui mise sur le drama et la bataille finale
J’ai écouté ce tome 3 après avoir enchaîné les deux premiers, donc j’avais encore bien en tête l’univers, les enjeux et surtout la relation Nyssalia / Maek. Concrètement, ce troisième volume, c’est la conclusion d’une trilogie de fantasy romantique avec des faes, de la politique, des dieux bien toxiques et un gros enemies to lovers qui prend beaucoup de place. Si tu viens chercher un truc léger à écouter en fond, ce n’est pas trop le délire : ici, ça parle guerre, culpabilité, famille pourrie et pouvoir qui dérape.
Le livre audio dure un peu moins de 9 heures, je l’ai écouté sur 4 jours en gros, dans les transports et en faisant des tâches chiantes. L’histoire est assez rythmée pour qu’on ne décroche pas trop, surtout dans la deuxième moitié. Au début, j’étais un peu moins dedans, le temps que ça se remette en place après la fin du tome 2, mais une fois qu’on bascule vers la préparation du conflit et le champ de bataille, ça avance bien. On sent que l’autrice a gardé pas mal de choses pour ce tome-là.
Globalement, j’ai trouvé que ça faisait le job pour une fin de trilogie de romantasy : on a les grosses scènes de tension entre les deux persos principaux, une bataille finale qui envoie, quelques révélations familiales, et un côté très émotionnel sur la fin. Par contre, si tu espères un épilogue bien posé qui ferme toutes les portes, tu risques de rester un peu sur ta faim. Il y a clairement des intrigues et des relations qui auraient mérité plus de temps, surtout après tout ce qui a été lancé dans les tomes précédents.
En résumé pour l’intro : si tu as aimé les deux premiers, ce tome 3 vaut le coup, tu retrouves ce que tu es venu chercher, avec un ton encore plus sombre pour Nyssalia et un Maek bien mis en avant. Si tu hésites à commencer la trilogie par contre, ce n’est pas ce tome qui va te convaincre tout seul : il fonctionne vraiment comme la dernière pièce du puzzle, pas comme une histoire indépendante.
Rapport qualité-prix : est-ce que ça vaut le crédit Audible ?
Niveau valeur, on est sur un livre audio d’un peu moins de 9 heures, publié par Audible Studios, avec une narratrice pro et une histoire qui conclut une trilogie. En gros, si tu es déjà engagé dans la série, la question se pose surtout comme : « est-ce que ça vaut un crédit ou un achat à l’unité pour finir l’histoire ? ». Pour moi, oui, ça se justifie. Tu as une vraie fin d’arc, un gros morceau d’action, et une romance qui arrive à un point logique. Ça reste un contenu « plein », pas un petit tome de transition.
Comparé à d’autres romans de romantasy en audio de durée similaire, le rapport qualité-prix est correct. La narration est propre, le mixage audio aussi, et l’écriture est suffisamment fluide pour que tu ne te sentes pas en train de forcer. Là où ça peut coincer un peu, c’est si tu espérais une conclusion ultra détaillée de tout l’univers. Dans ce cas, tu peux avoir un petit sentiment de manque à la fin, comme si tu n’avais pas tout eu pour ton investissement. Mais si tu viens surtout pour le couple, la bataille et la résolution des gros enjeux, tu en as pour ton crédit.
Un point à prendre en compte : c’est clairement un tome 3 sur 3, pas un livre qu’on peut écouter seul. Donc la valeur réelle dépend du fait que tu aies déjà payé/consommé les deux premiers. Si tu n’as pas accroché au tome 2, ce n’est pas ce tome 3 qui va soudain tout changer. Par contre, si tu as aimé le 2, celui-ci reste dans la même veine, avec un cran en plus sur l’intensité.
En résumé, pour un abonné Audible qui aime la romantasy et qui veut une série complète en français, la trilogie dans son ensemble a un bon rapport qualité-prix, et ce tome 3 en est une conclusion satisfaisante, malgré quelques manques sur la fin. Si tu es plus branché grosse fantasy très originale ou si tu n’es pas fan de romance bien présente, là, ton crédit sera peut-être mieux utilisé ailleurs.
Confort d’écoute et accessibilité de l’histoire
En termes de confort d’écoute, ce tome 3 est plutôt facile à suivre, tant que tu as les deux premiers assez frais en tête. Le style d’écriture est fluide, les phrases ne sont pas trop alambiquées, donc même en audio, ça glisse bien. Je l’ai souvent écouté en faisant autre chose (cuisine, transports, un peu de sport), et je n’ai pas eu besoin de revenir toutes les cinq minutes. Les moments où j’ai dû rembobiner, c’était plus parce que l’intrigue politique repartait sur des détails que j’avais oubliés des tomes précédents, pas à cause de la narration elle-même.
Là où c’est confortable, c’est que l’autrice garde un ton assez moderne, sans descriptions interminables de dix pages. On reste centré sur les personnages et leurs décisions. Du coup, même les scènes plus « fantasy épique » restent abordables. Pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude de lire de la grosse fantasy, ça reste accessible. On est plus dans la romantasy orientée émotions et relations que dans la grosse brique ultra complexe à la Sanderson.
Par contre, je ne conseillerais pas ce tome 3 en audio à quelqu’un qui n’est pas déjà un minimum à l’aise avec les prénoms et les termes d’univers (familles, dieux, etc.). Il n’y a pas de rappel constant, donc si tu te perds facilement dans les noms, tu risques de décrocher. On sent que ce livre s’adresse à des lecteurs/lectrices qui suivent vraiment la saga, pas à un public totalement nouveau. Ce n’est pas un défaut en soi, mais il faut le savoir.
En résumé, niveau confort : pour un auditeur qui aime la romantasy et qui a déjà lu/écouté les premiers tomes, c’est du tout bon, ça s’écoute sans forcer. Pour quelqu’un qui reviendrait dans l’univers après une longue pause ou qui est vite perdu dans les intrigues familiales et politiques, ça demandera un peu plus de concentration, surtout au début et dans les scènes avec beaucoup de personnages en même temps.
Est-ce que cette trilogie marque vraiment sur la durée ?
La « durabilité » ici, pour moi, c’est : est-ce que cette histoire reste en tête une fois l’écoute finie, ou est-ce que tu l’oublies en deux semaines ? Honnêtement, pour une trilogie de romantasy, ça tient plutôt bien. Ce que je retiens surtout, c’est la dynamique Nyssalia/Maek et le fait que l’autrice ose garder la noirceur de ses persos jusqu’au bout. Nyssalia n’est pas une héroïne lisse, et ça, ça reste. Maek, avec son côté soutien mais pas paillasson, marque aussi. Leur relation est plus travaillée que dans pas mal de séries du même genre.
Certains personnages secondaires ressortent aussi un peu du lot, notamment Visanae. Leur relation d’amitié avec Nyssalia change des « amis d’enfance un peu fades » qu’on croise souvent. C’est le genre de perso où tu te dis clairement : ok, un spin-off sur elle, ça serait cool. Le fait que plusieurs lecteurs réclament un roman ou une nouvelle sur ces figures secondaires montre que l’univers a du potentiel au-delà du couple principal.
Après, soyons honnêtes : ce n’est pas non plus la série de fantasy la plus marquante de la décennie. On reste dans des codes assez classiques de la romantasy : faes, pouvoirs, complots, royauté, dieux, etc. Si tu en as lu/écouté beaucoup, tu vas reconnaître des schémas. Là où cette trilogie se démarque un peu, c’est par le ton assez cash des émotions et la façon dont le couple principal est construit sur la durée. C’est ce qui fait que, même quelques jours après, j’y repense encore.
Donc sur la durée, je dirais : ce n’est pas un truc révolutionnaire, mais ça laisse une vraie impression si tu aimes ce sous-genre précis (romantasy, enemies to lovers bien développé, héroïne pas toute blanche). C’est le genre de série que je pourrais facilement recommander à quelqu’un qui veut se lancer dans la romantasy en français, et que je pourrais aussi relire/écouter dans quelques années sans avoir l’impression de perdre mon temps.
Narration audio : Bénédicte Charton fait le taf
Sur la partie audio, la narratrice, Bénédicte Charton, s’en sort bien. La voix est claire, le débit est plutôt stable, et surtout, elle arrive à différencier les personnages sans partir dans des caricatures. Pour un roman de ce type, avec pas mal de dialogues tendus et des scènes de bataille, c’est important que ça reste compréhensible même quand on n’est pas concentré à 100 % (genre dans les transports). Là-dessus, franchement, ça passe très bien.
J’ai apprécié la façon dont elle gère les émotions de Nyssalia. On sent la rage, la culpabilité, les moments où elle est au bord de péter un câble, sans que ça devienne théâtral à l’excès. Pareil pour Maek : la voix n’est pas soudainement ultra grave ou forcée, mais on perçoit bien son côté plus posé, plus ancré. C’est discret mais efficace. Sur un enemies to lovers où la tension repose beaucoup sur les non-dits et les piques entre les personnages, c’est un vrai plus que la narratrice sache doser ça.
Niveau technique, je n’ai pas repéré de gros problèmes : pas de volume qui varie n’importe comment, pas de souffle gênant, pas de coupures bizarres. La durée, 8 h 51, est correcte pour ce type de roman : ça se binge assez facilement en quelques jours. Perso, j’ai écouté à 1,2x ou 1,3x la vitesse, et ça restait tout à fait compréhensible, ce qui montre que l’articulation est propre à la base.
Si je dois chipoter, j’aurais aimé parfois un peu plus de différence de ton sur certains personnages secondaires, surtout quand il y a plusieurs personnes dans une même scène de discussion politique. Ce n’est pas incompréhensible, mais il m’est arrivé une ou deux fois de revenir de 30 secondes parce que j’avais décroché et je ne savais plus qui parlait. Rien de dramatique, mais c’est le genre de petits détails qui pourraient être encore mieux. Globalement, pour un livre audio de fantasy romantique en français, la performance est solide et rend l’écoute agréable du début à la fin.
Univers, histoire et rythme : ce que raconte vraiment ce tome 3
Concrètement, ce tome 3, c’est la dernière ligne droite de la croisade de Nyssalia et Maek contre les dieux et tous les complots autour d’eux. On est clairement dans la suite directe, donc zéro rappel détaillé du début de la saga : si tu as oublié les enjeux, tu vas un peu ramer au départ. L’autrice ne perd pas de temps à réexpliquer tout l’univers. Perso, comme j’avais enchaîné, ça m’a plu, mais je vois bien que quelqu’un qui fait une pause de plusieurs mois entre les tomes peut être un peu paumé au début.
Le gros du livre tourne autour de deux axes : la relation Nyssalia/Maek qui continue d’évoluer (toujours sur un mode assez intense, pas du tout gnangnan) et la montée vers la bataille finale avec les dieux. On sent que l’autrice veut montrer la noirceur de Nyssalia, sa rage, sa culpabilité, et en parallèle, Maek qui essaie de gérer tout ça sans la casser complètement. Pour ceux qui aiment les couples compliqués, ça fonctionne bien. On a aussi des persos secondaires qui prennent un peu plus de place, comme Visanae ou la famille El’Narak, ce qui donne un peu plus de relief à l’univers.
Sur le rythme, j’ai trouvé la structure assez classique : première moitié plus politique / psychologique, deuxième moitié clairement orientée action et résolution. À partir du moment où on quitte le palais pour aller vers le champ de bataille, ça s’accélère vraiment. Il y a des fins de chapitres très « cliffhanger », du genre tu te dis « ok je coupe là » et en fait tu relances un chapitre. Ça marche bien en audio, même si parfois ça donne un côté un peu « série Netflix » avec rebondissements à répétition.
Le point faible pour moi, c’est la fin. La bataille est bien rythmée, il y a des retournements, mais derrière, le temps consacré aux conséquences est un peu court. On sent qu’il reste des choses à explorer : les retrouvailles avec le père de Nyssalia, la réaction du peuple, le couronnement, la gestion des pouvoirs, tout ça est plus suggéré qu’exploré. Ça ne gâche pas tout, mais ça donne un petit goût de « il manque 20-30 pages » ou un épilogue plus posé. Donc en présentation globale : bonne conclusion sur l’émotion et l’action, mais un univers qui aurait supporté un peu plus de développement en fin de parcours.
Est-ce que ça fonctionne comme conclusion de trilogie ?
Si on regarde le livre comme « la fin de l’arc Nyssalia/Maek contre les dieux », globalement, oui, ça fonctionne. L’évolution du couple est cohérente avec ce qu’on a vu avant : on reste sur un vrai enemies to lovers, pas juste une embrouille de surface. Nyssalia garde sa part de noirceur, ses réactions ne sont pas toujours propres, et Maek n’est pas là pour tout lisser. Leur relation est assez bien gérée sur la durée : ils se confrontent, se soutiennent, se détruisent un peu et se reconstruisent, et ça, c’est plutôt crédible pour ce type de romance.
Sur le plan purement « efficacité d’histoire », la montée de tension vers la bataille finale est bien gérée. Une fois qu’on sort du palais et qu’on arrive sur le champ de bataille, on enchaîne vraiment les scènes fortes. Les fins de chapitres sont faites pour te pousser à continuer, et ça marche. J’ai fini toute la dernière partie d’une traite, ce qui est bon signe. Les retournements pendant la bataille sont plutôt bien amenés, même si, à force d’enchaîner les surprises, ça peut donner un côté un peu chargé par moments.
Là où je trouve que l’efficacité baisse, c’est dans la gestion de « l’après ». On a investi trois tomes dans ces personnages, leur famille, le peuple, les dieux, etc. Et au moment où tout retombe, on n’a pas vraiment le temps de respirer avec eux. Les retrouvailles avec certains proches sont survolées, les conséquences politiques sont à peine esquissées. Plusieurs lecteurs Amazon le disent aussi : un tome 4 court ou une novella de conclusion n’auraient pas été de trop. On sent que le matériau est là, mais que ça s’arrête un peu vite.
Donc pour résumer : en termes d’émotions et de tension, ce tome 3 fait bien le job, surtout sur le couple principal et sur la bataille. En termes de fermeture complète de toutes les intrigues, c’est un peu plus frustrant. Si tu es du genre à aimer les fins très détaillées, avec un vrai épilogue qui montre « le après » en profondeur, tu risques de rester un peu sur ta faim. Mais en tant que fin d’arc principal, ça tient la route.
Points Forts
- Relation Nyssalia/Maek bien développée sur la durée, avec un vrai enemies to lovers
- Bataille finale rythmée et pleine de rebondissements qui tiennent en haleine
- Narration audio claire et agréable de Bénédicte Charton, bonne différenciation des émotions
Points Faibles
- Fin un peu trop rapide, certaines intrigues et conséquences sont survolées
- Univers et personnages secondaires qui auraient supporté un tome ou une novella de plus pour être pleinement exploités
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, « Les dieux du chaos: Fae de Sel et de Sang 3 » fait le boulot comme fin de trilogie de romantasy. La relation Nyssalia/Maek est bien exploitée, l’intensité émotionnelle est là, la bataille finale tient la route, et la narration de Bénédicte Charton rend l’écoute agréable. On sent que l’autrice connaît ses personnages et sait où elle veut les amener. Si tu as accroché aux deux premiers tomes, ce troisième volume est clairement dans la continuité, avec un ton encore plus sombre et des enjeux plus forts.
Par contre, ce n’est pas parfait. La fin manque un peu de temps pour vraiment poser les conséquences et explorer toutes les intrigues lancées. Certains persos secondaires mériteraient plus de place, et ceux qui aiment les épilogues bien fournis resteront peut-être un peu frustrés. Ça reste néanmoins une bonne trilogie de romantasy en français, solide, avec un couple principal travaillé et un univers qui a du potentiel pour des spin-offs. En gros : fait pour ceux qui veulent une histoire de faes avec une romance intense, de la politique et des dieux bien tordus ; moins adapté à ceux qui cherchent une fantasy ultra originale ou une conclusion ultra détaillée de chaque sous-intrigue.